Étant moi tout garçon, ce qui reste lointain dans le temps, je me souviens d'un cabinet qui avait sorti de l'atelier de mon père ; une belle pièce Renaissance où il avait façonné sur l'avant-corps les visages affrontés de deux guerriers, ayant pris pour modèle de l'un sa propre figure et pour l'autre celle-là de ma mère.
De là, il me vient à la tête l'image de ce qui doit être un couple. Laquelle seulement la peuvent fabriquer, compte tenu que l'indifférence ne l'en va pas faire, deux choses sont l'amour et la guerre, car, je ne crois pas que l'on exista l'une sans l'autre ;quel compliqué est l'amour, qui pour prendre un petit morceau de lui on doit franchir de longs processus d'affrontements.
L'amour ressemble à un fleuve : torrentiel parfois, parfois paisible, tortueux presque toujours, et toujours chemin faisant pour pénétrer la mer, la grande mer si vigoureuse qu'agressive, parfois capable de caresser doucement les plages autant que d'embraser brutalement les abruptes côtes.
L'amour est un couple dont la femelle, de qui les légendes ont fait la part débile de celle qui commande ; même le mâle commandant, est-elle qui commande ce qu'il croit commander.
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