Au
fond du jardin, de la vieille villa d'une vieille dame, délaissée à
la sorte du beau faire de l’exubérante végétation ; là,
au-dessous d'un vieil magnolia, repose une vieille chaise détériorée.
Cette
chaise, qui d'antan avait provoqué aussi d'envie en ceux qui
regardaient sur elle, les fesses rondes et dures des filles, qui
maintenant qu'elles étaient assises, l'imprégnaient de ses effluves
phéromonales ; envie de ceux qui attendent à pied, les pieds
crevés. Convoitée de tous, par lesquels elle représente le trône
de n'importe quel pouvoir, les mêmes qui, le siège pris,
l'imprègnent de la pestilence des gaz intestinaux, produits des
excès, de la griffe du pouvoir.
Une
vieille chaise comme cela, ne nous devrait faire sentir peine d'elle,
ni la voir comme un embarras, un objet de poubelle, ni la prendre
comme un objet curieux ou décoratif ; en réfléchissant sur sa
vie qui n'est trop différente de la nôtre, par beaucoup qu'elle
soit en bois, si nous ne réfléchissons pas.
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