samedi 1 octobre 2011

UN SIMPLE BAGAGE


  Une personne, n'importe qui. Si elle va faire un voyage. Elle doit traverser le rite d’aménager ses bagages. Un événement pas facile, pour beaucoup, qu'il ait qui, pour s'en sortir de la règle, disait qu'il, en faisant cet exercice, met l'indispensable. Et, en marche, parce que celui-ci comme quelques autres ne laissent pas d'être un style. La difficulté de cette opération réside autant en ce qui est strictement nécessaire, plus ou moins nécessaire et ce qui ne l'en est pas : tout un dilemme !
   

     Moi, qui, je ne suis précisément pas une personne soigneuse sur rien de ce que je fais. Il y a une chose, quand même, que je mis dans mon équipage mécaniquement, sans rien me questionner ni sur son besoin ni sur son utilité. Ils sont deux condoms qui voyagent avec moi depuis plus de trente ans et en le faisant par les cinq continents ; ils ne sont plus que des fiers compagnons. De plus, ils sont partis de moi, en fait. S'ils me parcourent la tête, qu'est-ce que j'en ferais si je devais les employer ? Soudain, par réponse, un tic me fait arquer les sourcils, suivi d'un rictus de désapprobation de seulement penser que je devrais les jeter à la poubelle… Sacre bleu ! Cela serait une amputation. Coûteuse affaire par un geste de plaisir… ou non ? Je m'en fiche des curés, des politiciens et des faux puritains.

    Vivat saint Robespierre, vierge et martyr.

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