mercredi 11 décembre 2013

LA SERINGUE ET L'ÉPÉE

    Dans un portique, dont les nécessiteux mendiants de la fumée aspirent des cigarettes, s’en vengeant de la prohibition dictée à l'intérieur de l'hôpital, s'approche un vieil sage, accompagné d'une cohorte de familiers ; des traites qui s'étaient servies d'arguties aussi mensongères que persuasives à le convaincre qu'il y vînt.
 
 
    Une fois-là, s'en résistant, le combattant, comme un tel, pour passer le seuil de l'établissement. Le plus jeune du chœur, un vif gars, dit au révolté, le chuchotant dans son oreille. D'en aller à une cafétéria qu'il y avait par là. Alors, comme la chose promet, je m’incorpore à la procession. Une fois dans la cafétéria, à notre héros, un serveur qui s'occupe de sa commande lui sert un cognac. Le vieil sage, après sortir d'un état de stupéfaction, monte-t-il en colère de telle façon (aucune raison ne l'en a fait) qu'il a fallu appeler une infirmière, celle-ci qui aimablement propose au vieil altéré une piqûre pour le calmer. Alors, un tonnerre éclate ; rien de comparable à ce que s'il sût qu'il était là pour qu'on le fouillât dans ses tripes, ça que pourrait bien avoir devenu un gros carnage.     
 
 
   
    En sortant de l'hôpital l’héroïque révolté, guerrier incommensurable, suivi d'une troupe vaincue sans avoir combattu, marmottait-il une piqûre de rien. En criant à la suite — et une merde ! Pour suivre son monologue grondant — canailles ! dégénérés. Ce qu'ils voulaient n'est que me mettre de nouveau un pourri doigt dans le cul.
 
    Le jeune homme qui formait parti de la troupe, petit enfant du prostatique, avait toutes les allures d'être fier de l'en être.

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