samedi 29 octobre 2011

UNE TERRASSE À MONTMARTRE


    Dans une terrasse de Montmartre ; entre la table que j'occupais et celle-là de l'autre côté, où faisait autant une belle vieille dame, fraîche telle qu'une rose, au regard lucide et inquiet d'un renard « fontainier », était laquelle s'interposait entre la dame et moi, où campait un de ces couples qui aiment partager leur progéniture, même si les invités à tel plaisir ce qu'ils aiment, soient aux couples qui aiment leurs progénitures pour eux-mêmes.

Comme je présentais que ces piranhas finiraient par m'attaquer ; tirant de moi un regard de bœuf égorgé, je me suis mis à meugler plaintivement : j'adore les gosses ! … J'avais trois… Quel dommage !

    Une disgrâce ? M'interroge la mère, curieuse.

    Eh, oui, dis-je, comme à moi-même, ajoutant d'un air de rage : un jour, je les ai tués tous les trois parce qu'ils ne laissaient pas de bourdonner autour de moi.

    À ce que la belle vieille dame fine oreille, voyant tout le danger s'en aller à elle, lance résolument : Ô monsieur. Quel décourageant et pourtant quel courage se devine en vous ? Je suis tellement convaincu que vous seriez de nouveau un patient bon père.

    À ce que j'ai répondu soudain, presque criant : moi, j'ai aussi tué ma belle-mère. Pour me contredire.

    Le couple amoureux, de leurs enfants aussi, s'est resté du temps pour prendre leurs bestioles et s'en aller, ou s'en fuir, je ne sais pas.

    Un clin d'œil a été assez parce que la belle vieille dame et l'assassin, partagent récemment une table vide, faisant cliquer les fois qu'il a fallu les verres successivement remplis de calvados…

vendredi 28 octobre 2011

DISTANCE

     Bien qu'elle soit contraire à ce qui devrait être la synthèse de la société, dans celle-ci tout est dissociation. C'est-à-dire, une distance bizarre, qui, à la différence de celle-là de l'univers, qui tout sépare inexorablement au fur et à mesure que le temps passe, nous inclut, mais sans dissocier l'ensemble. « La bizarre » marche de façon semblable à ce qu'il l'en ferait un poulpe perdu dans le centre d'un immense hangar.

    Notre société est soumise aux critères les plus simplistes. Les uns et les autres, qui se sont mis sur la table pour analyser sa réalité sociale. Les uns et les autres, proposant comme unique objectif de regarder vers l'avenir, ce qui n'a personne avec la possibilité logique de le voir. Pourtant, nous ne nous avons point encore affirmé dans le présent, ni nous ne nous sommes pas advenus à analyser la réalité de notre passé. Ce qui nous conditionne à vivre constamment dans le passé, bien que progressivement plus moderne. Par conséquent, la distance (la bizarre) marche dans l'intérieur de la société, sans qu'elle-même avance que dans l'espace, comme n'importe quel autre objet.

jeudi 27 octobre 2011

LE ROSIER ET LA ROSE









Le rosier fait pousser dans les tiges portées des fleurs épinées. Pour les, parmi nous, « anacoluthes vertébrées » qui n'ayant pas assez de la beauté des roses. Lorsque l'intéressé, par rustique qu'il soit, aura au sens du toucher, on fera sortir de soi un cri de la douleur, lequel inondera ses oreilles (se suppose qu'il en aurait deux).


       […] Le rosier lui donnera trois sens-cadeau !

         

dimanche 23 octobre 2011

SUSURRE











        
 
    Tellement que l'on aime le silence, tout le monde attend, sinon le grondeur des cieux, un susurre qui sort de la terre ; qui, en se mettant par les pieds, pour s'en aller à la tête, en faisant dans ce parcours, vibrer le corps, jusqu'à une fois qu'il est arrivé à son but. Il ajoute dans la palette des songes une nouvelle couleur.

 

vendredi 21 octobre 2011

SILENCE

  
        Le Silence:



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    Que le silence existe, c'est quelque chose qu'on ne peut démontrer ! En plus, il est conseillé de pratiquer son exercice, cela évitera de dire des conneries.

    

lundi 17 octobre 2011

OÙ EST-CE QUE JE SUIS

    Tout ce que j'aperçois, comme l'est la vie, me semble si étrange, qu'elle pourrait bien être, à mon avis, un complexe songe, le mien ou celui d'un autre ? Qui le sait ?

    La question est que cette troublante existence, ou non existence, me tient. Je souhaiterais me réveiller de ce songe d'imbécile, ou que l'imbécile qui le rêve se réveille ; le pari combat, je le sais ! Il s'agit d'être ou de ne pas être, ce qu'en étant dans un songe, ce n’est pas être.

vendredi 14 octobre 2011

LA RECHERCHE

    Il était une personne qui, cherchant le monde perdu, a eu le malheur de l'en trouver, dont elle a pu constater que celui-là n'était pas mieux que celui-ci où elle habitait : tous les deux étaient vraiment le même, bien que l'un soit l'envers de l'autre. Cela lui a produit une si forte déception, qui a transformé son espoir en enfer. Un sage homme, qui passait par là, en voyant s'épanouir par ses allures le désenchantement, l'a dit :
 
     
    Qu'importe de naître pour mourir ou de mourir pour naître, ce qu'importe est de vivre !
 

mercredi 12 octobre 2011

LES OMBRES ET L'OMBRE

    Il était un homme qui, ayant peur des ombres, pour se défendre d'elles, allumait chez-soi de toutes les torches qu'il en allait fabricant. Cela qui a trainé, en conséquence, qu'au fur et à mesure qu'il allumait plus de torches, plus d'ombres, il trouvait. Même qu'elles fussent timides, chaque fois plus timides, jusqu'à toutes les ombres avaient disparu, de tellement fort qui était la lumière chez-soi.
 

    La joie a été si brève pour lui, qu'il durerait un canard à l'orange, garni avec pommes à la danoise et abricots confits ; pour boire, cinq ou six bouteilles de Champagne (il n'est pas question d'être radins) dans un bar, dont les chômeurs pullulent par là, à midi, à voir envoler les mouches, sentant notre peureux, que pas toutes les ombres avaient filé ; où était cela qu'il était incapable de voir ?  Pourquoi pas, elle ne serait pas elle-même ?

dimanche 9 octobre 2011

DES MAUVAIS SE REVEILLER

     Il est ennuyeux d'écouter, quotidiennement, dès le petit matin, celui qu'y correspond à chacun, la même chanson, à tous les rythmes imaginables : « la crise qu'y vient » celle-ci Mesdames et Messieurs porte-paroles de ce que vous-mêmes appelez politique, ne vient pas, la crise est établie dans le modèle de système dont nous étions ancrés dès qu'il l'en est.

    La crise de qui s'est accroché au pouvoir comme les tiques. Soyez pas ! Vous n'étiez pas si importants que vous vous croyez. Car, si vous n'y fussiez pas, il y a tout un monde à la queue pour vous remplacer. Le problème est le pouvoir même qui, sous son angoissant attachement à l'appât du gain, étouffe la société, le progrès, s'étouffe soi-même et même étouffe les abeilles.

    Bref, pour se nourrir, seulement il faut de nourriture, pour voir de la connaissance (le savoir existe) de la culture ; la technologie de laquelle forme part nous donnera plus de temps, au fur et à mesure qu'il se passe dans cet exercice, pour agrandir le muscle que tout semble nous l'en avons engourdi.

    Quelque chose d'indispensable dans cette affaire est, bien sûr, un très gros réseau de tuyaux destinés au versement des détritus de cette société pourrie. Pourtant, il est bon de reconnaître que cela serait suicidaire.

samedi 8 octobre 2011

UN ÉLÉPHANT SE BALANÇAIT

    Tandis qu'un enfant éléphant se balançait sur une escarpolette du parc. Une petite enfant humaine. Tout en face de lui, elle pleurait comme un enfant cigogne en attendant la nourriture qui devrait amener sa mère. Elle voulait se balancer, justement, dans cette escarpolette-là, bien qu'il y ait d'autres. Le petit éléphant, gentiment, lui laisse sa place, partant tout content, agissant sa trompe de l'un à l'autre côté, jusqu'à ce qu'il trouve un cerceau par là, avec lequel il se met à jouer. La fillette, qui l'avait suivi. Elle commence de nouveau à pleurer telle qu'un crocodile. Parce qu'elle souhaiterait jouer avec ce cerceau. Le petit lui donne gentiment le cerceau, c'est une façon de le dire. Ainsi, accomplissant la gentillesse, il part en courant, agissant la queue et pliant l'oreille gauche contre son épaule pour regarder du coin de l'œil si la pleurnicheuse le suivait, ce qui se passe. Le petit éléphant (qui non pour être bien élevé était idiot) accélère sa marche, dessinant formes indescriptibles avec ses oreilles, queue et trompe, de manière que la pleurnicheuse devient une braillarde consommée ; menaçant le petit de ses cris l'éléphant : tu verras, quand j'aurai grandi, je te ferai faire tout cela qui me plaira.
   À ce qui répond petit éléphant (gentiment, comme ne peut pas être d'autres démarches). Je croirai moi aussi ! Ma petite adorable, à bientôt.

jeudi 6 octobre 2011

LA CHENILLE NAVIGANTE


    Une chenille qui s'était posée sur une feuille d'un chêne. Laquelle qui, en se décrochant, s'envole, l'en faisant au-dessous de la forêt, portant la chenille de passagère au plus pur style Aladin. En supportant toutes les cabrioles que le vent l'en fait faire à la susdite feuille. L'improvisé Aladin n'avait du temps ni d'être fier ni même peur de la prouesse, il l'employait tout ce temps en s'accrochant à la feuille comme il pouvait. Cependant, au fur et à mesure que le temps du vol coulait, la prouesse devient sa prouesse. Puisque, en s'équilibrant, d'une manœuvre de son corps, la feuille d'un coup de vent qui l'en allait de nouveau révolter. Il se veut croire à partir de ce moment-là un grand navigant, par conséquent en perdant la peur et en gagnant la fierté en soi.
    La chenille (notre Aladin) volait si heureuse qu'un oiseau qui passait par là, lui plus haut, ainsi, l'oiseau heureux de voir une proie servie, bien que sur un rustique, mais un pratique plateau.
    Inévitablement, étant moi dans la peau de la chenille, je préférerais que me mange un oiseau pour conduire moi mon propre destin, que le destin me mange moi à son caprice.

lundi 3 octobre 2011

ZEUS MON DERNIER ESPOIR

Quand on est confronté à n'importe quelle adversité, souvent on se souvient d'un autre dieu, et non, souvent aussi, pour le prier, surtout s'il s'agit de l'un étranger à lui. Les affaires chez soi s'arrangent d'autres manières.


    De ma part, je ne crois pas qu'il ait juste parcouru aux dieux d'importation. Ainsi, en Europe nous avons tout genre de dieux à choisir pour dissemblable qu'il soit le fait, dont il s'agit ; c'est pour ça que j'ai mis tous les espoirs en Zeus, au but qu'il nous soulage de ce temps caniculaire, donc je l'ai invité à venir à la Gironde faire un toast dissimulant une bêtise quelconque ; je sais bien qu'il aime le bordeaux, ce qui fait beau n'importe quel prétexte pour qu'il vienne le goûter.       

    Une fois lui ici, il faut uniquement taquiner notre Zeus, son caractère lui en aille perdre les pédales. De tous est connu que la puissance est proportionnelle au caprice. Si à cela s'ajoute la manie des dieux à tout punir, bien sûr que Zeus ne nous va pas frustrer la confiance mise en lui. Il en fait peut-être en laissant tomber deux ou trois nuages par terre. Ainsi, ça n'est rien et pour nous, cela sera une punition divine… Les estivantes ont déjà eu son content, les personnes normales, nous avons aussi le droit de nous soulager, bien qu'il soit avec du vin, doux, chaud, aromatisé à la cannelle.

samedi 1 octobre 2011

UN SIMPLE BAGAGE


  Une personne, n'importe qui. Si elle va faire un voyage. Elle doit traverser le rite d’aménager ses bagages. Un événement pas facile, pour beaucoup, qu'il ait qui, pour s'en sortir de la règle, disait qu'il, en faisant cet exercice, met l'indispensable. Et, en marche, parce que celui-ci comme quelques autres ne laissent pas d'être un style. La difficulté de cette opération réside autant en ce qui est strictement nécessaire, plus ou moins nécessaire et ce qui ne l'en est pas : tout un dilemme !
   

     Moi, qui, je ne suis précisément pas une personne soigneuse sur rien de ce que je fais. Il y a une chose, quand même, que je mis dans mon équipage mécaniquement, sans rien me questionner ni sur son besoin ni sur son utilité. Ils sont deux condoms qui voyagent avec moi depuis plus de trente ans et en le faisant par les cinq continents ; ils ne sont plus que des fiers compagnons. De plus, ils sont partis de moi, en fait. S'ils me parcourent la tête, qu'est-ce que j'en ferais si je devais les employer ? Soudain, par réponse, un tic me fait arquer les sourcils, suivi d'un rictus de désapprobation de seulement penser que je devrais les jeter à la poubelle… Sacre bleu ! Cela serait une amputation. Coûteuse affaire par un geste de plaisir… ou non ? Je m'en fiche des curés, des politiciens et des faux puritains.

    Vivat saint Robespierre, vierge et martyr.