mercredi 31 janvier 2018

LE JOUR OÙ S'EST ARRÊTÉE MARIE-THÉRÈSE

    Jour après jour, Marie-Thérèse montait, autant de fois qu’elle descendait, l’escalier qui lui permettrait de rejoindre la brume et les nuages… et vice versa.
 

  
Un jour, la routine avait fait qu’en s’arrêtant entre parcours, sans y rien faire, Marie-Thérèse ignorait
si elle montait ou si elle descendait.

 

  
Donc, Marie-Thérèse se demanda : où j’en allais là-haut ou là-bas ? Mauvaisement, elle pouvait le savoir quand elle ne savait même pas d’où elle venait.

lundi 29 janvier 2018

LE CHIEN EST CHIEN, LA CHAT CHAT, ET L'HOMME, SOUVENT, STUPIDE

    Parmi les animaux, un chien est un chien, un chat est un chat, et un stupide (même s'il ne se considère ni animal ni stupide), il l’en est.
 

   Qu’il y ait des chiens et des chats qui se font dompter, de même que la plupart des humains. Cela ne veut pas assurer qu’ils se fassent forger en stupides d’eux-mêmes, et malgré cela les uns les autres resteront chiens et chats.
 

  Pourtant, parmi les animaux humains, certains politiciens sont stupides ainsi que les stupides qui les ont élus*.
   
  *Ces derniers, pas nécessairement congénitaux, mais à cause de leur mollesse.

samedi 27 janvier 2018

RESPIRER TROP HAUT, ÉTOUFFE

    Une amie m’a offert une plante, maladroitement enfoncée dans un petit pot, à qui sur-le-champ, je l’ai transplantée dans un autre plus accord à sa taille. Cet exercice qui m’a fait réfléchir moi.
 

   
À l’homme, souvent, ne suffit point l’air de chez lui, qu’il fera pour respirer l’air chez ses congénères ; ce qui ne lui satisfera pas non plus. Donc, il imaginera l’inimaginable pour respirer l’air de l’infini…
 

   
Pauvres petits cons ! Ils ne s'aperçoivent pas que l'on n’est que tellement une plante (pareille à celle que m’a offerte mon amie) qui, en dehors de son pot, ne peut pas s’en aller de soi, chercher terre ou pousser.

mardi 23 janvier 2018

MIEUX, NI CHEZ LES UNS NI CHEZ LES AUTRES

    Le plus grand nombre d’entre nous, vivant dans l’inhospitalier paysage capitaliste y survivons en tant que marchandise.
 

    Dans la surchargée atmosphère de ce déplorable paysage, les hommes-marchandises habitent ses alentours, tandis qu’une minorité l’en fait dans le cœur… ? du déplorable, auquel les partenaires de celles-là se sont rendus en serviles fouets pour en profiter.
 

    Crédules ! Il n’y a de vrais gains qu’au profit de l’affreux monstre qui, dans ce pas moins affreux paysage, s’est fait incuber.

dimanche 21 janvier 2018

AUJOURD'HUI, ON FONCTIONNE À COUPS D'INTERRUPTEUR

    Nous sommes quelque chose, tels qu’héritiers de l’époque des lumières.
 

   
Pourtant, reçue telle magnifique hérédité, nous ne l’avons pas bien assimilée.
 

   
Maintenant, nous ne sommes que des « gentils » soumis à l’époque des ampoules.

samedi 20 janvier 2018

TOUT CELA LE LUI EST PASSÉ... SOUDAINEMENT

    Ne sachant pas s’il rêvait ou s’il était réveillé, Séraphin se trouve, soudainement, dans une plaine rocailleuse dont qu’il regardât vers où qu’il regardât, il ne voyait chose d’autre que la plaine. Tellement rocailleuse celle-ci, que l’on y était aussi difficile de se tenir debout que marcher. 
 

    Chemin faisant pour s’en sortir, soudainement, il se trouve pataugeant dans la boue, jusqu’à, aussi soudainement, il se situe dans un chemin qui s’ouvre entre la brousse l’en déblayant à ses bords.
 

    Il marchait donc par là, commodément, regardant le ciel. Soudainement à nouveau (il fit un jour assez soudain) ses pieds sentirent un tapis moelleux… Baissant les yeux, il ne voit qu’une immense, voire infinie prairie toute fleurie. Le ciel, généreux, lui offrit un sourire.

mercredi 17 janvier 2018

RÉFLEXIONS D'UN MORIBOND

    Vivre n’est que mourir.
    Mais, durant, la vie s’écoule.
 

     Soufrent ceux qui veulent souffrir
    Soit, qu’ils n’en aient pas d’autres
    Ils jouissent, ceux qui font souffrir…
    Aux autres.
    Les idiots rient sans savoir pourquoi
    Les perspicaces aussi, ils l’en savent.


    Respirons tous les vivants…
    Jusqu'à ce qu'on rendît le dernier souffle.

    

      À Palma,

      Tout un amour.   

samedi 13 janvier 2018

L'ANACHORÈTE INCONSCIENT

    Il était une fois un malheureux amoureux qui aimait tellement son aimée, que de peur le gêner, de ses voltiges autour d’elle, de son bourdonnement, et encore plus de lui faire une accidentelle piqûre, il s’était fait écarter, par mégarde, un imperturbable anachorète urbain.
 

    Pourtant, malgré son anachorétisme inconscient, celui-ci ne l'écartait pas du monde, « elle » bourdonnait sans arrêt dans sa tête.
 

   
D'où, que n’importe qui, même peu observateur, puisse déduire que le malheureux amoureux « anachorète inconscient » était possédé de deux peurs, en ajoutant donc à la déjà connue, insupportable à lui, une autre : cela d’être rejeté par sa bien-aimée, le cas échéant.

vendredi 12 janvier 2018

PARFOIS IL FAUT ÊTRE COMPLAISANT

    L’amoureux n’est pas pris du désir de prendre son aimée.
 

   
Ni de la tenir
    Ni de la toucher, même du bout des doigts
    Ni de la frôler avec.


    L’amoureux n’a qu’un fort désir respirer avec son aimée*.

  *Bon ! Si l’aimée est amoureuse, elle aussi, et elle a envie d’être caressée, donc il faut être complaisant.

jeudi 11 janvier 2018

LE TEMPS ET LE TEMPS

    Le temps ruine progressivement le temps…    
Le nôtre.


     Nous ne sommes que temps.
    Un fragile soupir de temps.
    Lequel, nous-mêmes, détériorons.
    À cause de nos excès.
    Ce qui nous fera étouffer.
    Le mauvais temps que nous fabriquons.


    Celui-ci qui fera finir le temps…
Le nôtre.

mercredi 10 janvier 2018

LES CHASSEURS DE VIES

    Lorsqu’une vie s’est fait prendre par maître    
    Elle devient quelque chose
    Soit un jardin potager.     


   
Dépourvu de la beauté du sauvage,


   
Soit une belle fleur,
    Laquelle s’est fait mettre dans un vase
[…] morte !

lundi 8 janvier 2018

SUR LES AIMANTS ET LES AMANTS

    L’amour est quelque chose de pareil à un aimant, que, si bien celui-ci attire le fer, celui-là fait attirer les amoureux.
 

 
  Et, comme deux aimants aux pôles opposés s’entre attirant fortement, deux amants à faible caractère l’en font, eux aussi.
 

 
  Pourtant, deux aimants aux pôles égaux se repoussent tellement deux amants, à fort caractère, têtus et susceptibles.

jeudi 4 janvier 2018

IL FAUT SE CROIRE, POUR NE PAS SE CROIRE

    On vit dans un monde dont se fait fleurir l’empire de la médiocrité, dont les vivants, pas tous sinon parmi nous, n’aiment pas la vie ; tout ce que l’on aime n’est que le pouvoir, et faute de celui-ci l’aspiration de l’atteindre.
 

    On vit dans un monde dont les valeurs, parmi nous, ne sont que la stupidité, l’idiotie, la méchanceté, l’imbécillité, le crétinisme, l’ignorance, la trahison, l’intérêt, l’«
anacoluthisme » intégral et quelques autres qualités comme ça.
 

    On vit dans un monde dont toute personne normale, en regardant tant de mesquinerie, doit s’efforcer de se tenir tranquille, garder son sang-froid, et même être suffisamment intelligent pour ne pas se croire trop intelligent.

mercredi 3 janvier 2018

LE VIN PEUT BIEN FABRIQUER DES RÊVES

    Il n’y a pas beaucoup, une nuit, j’ai eu un rêve, mais pas comme celui-là de Martin Luther King. 
 

   
J’ai rêvé avec « une » succube, celle qui n’était pas « une » succube quelconque, elle était quelqu’une de sérieuse, élégante même, aux manières distinguées, de juste : ni somptueuse ni exubérante, plutôt délicate, une rare harmonie pour « une » succube, qui en plus était habillée, au-dessous en noir, ses habits ajustés aussi comme son pardessus (la nuit était froide), auquel sa ceinture le serrait à la taille de la belle. Je me regardais promener avec elle en amoureux, mon bras la serrant contre moi… Dommage d’un réveiller si soudain. 
 

   Ainsi, on ne doit pas boire la nuit, ou jusqu’à la nuit, cela fabrique des cauchemars… pour se réveiller!