jeudi 4 décembre 2014

UNE SOURIS UN PEU VANITEUSE

    Il était une fois une petite souris prétentieuse. Adèle, elle s'appelait. Qui attirait les passions de tous ses voisins ; bien pas de tous, parce que le souris Emmanuel, malgré avoir lui été son éternel amoureux d'enfance, « je suppose que tout le monde sait ce qu'est l’éternité dans l'amour ». Affaire qu'il avait délaissé pour donner pour l'en offrir, plutôt qu'un air platonique, un vent narcissique, résultat de ne pas avoir obtenu réponse à ses suppliques, cela qui l'avait fait vivre un supplice. Un autre était le porc Frédérique, à qui tout le voisinage, une bande d'étourdis, se tenaient par des intellos et qui tenaient par un ignorant Frédérique parce que selon eux, il ne faisait autre chose que dormir en silence.
 
    
     La petite souris prétentieuse, qui avait refusé les faveurs de tous ses amoureux, sous prétextes adaptés à chacun. Le chien, car il aboyait, que si le chat miaulait, que si le bélier bêlait, etc. Sans parfois laisser de se montrer jusqu'à méprisant, il disait, par exemple, au coq qu'il avait uniquement bon bec ou au crapaud qu'il avait plus d'yeux que de ventre.
 
 
    Pourtant, celui-là qui ne laissait pas l'esprit tranquille d'Adèle, c'était la tranquillité du porc, qui ne lui prêtait aucune attention. — Cet imbécile, se disait-elle, elle-même, qui non plus ne me dit pas un mot, sinon qu'en plus fait juste dormir. C’est toutes les deux choses dont autant Adèle, comme tout le voisinage presque, s'était trompée puisque Frédérique était un intellectuel, un vrai ! Qui tout le temps de son existence l'employait à réfléchir… qu'allait-il dire à telles sourdes oreilles ? Un jour, Frédérique, à cause de tant réfléchir, avait oublié de déjeuner, donc, après, la prétentieuse pour le prétendre, se fait promener devant son nez pour l'endormir de ses effluves phéromonales. Frédérique d'un coup soulage sa faim.

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