mercredi 31 octobre 2012

PROMENADE FATALE

    J'ai une amie, à qui ses fils, pour qu'elle soit occupée. On lui a fait cadeau d'un minuscule chien. Celui-ci qui est si agité que les ailes d'un colibri en vol. Qui, non, pour avoir une petite taille, laisse de chier et d'uriner, ne gardant pas ses excrétions ; qui, sans proportion dans leurs parfums, avec lesquelles s'y posent d'autres de son espèce, et même en étant de considérable grandeur. Eh bien ! Le charmant accéléré joujou a choisi depuis toujours, pour abandonner les solides par de la maison, aussi comme pour asperger de l'eau jaune, préférablement les tapis.

    La bonne mère, faite bonne parfois, des fils de deux de ses fils ; cela qu'elle n'en voulait pas être du nouvel hôte à sang chaud gracieusement introduit chez elle. Un matin, en sortant, la mère, contrariée, promenait la minifauve. Elle l'invite gentiment, uriner, à chier, et même cracher s'il l'en veut, il regarde sa maîtresse de ses yeux impassibles de chouette, agissant comme si la chose se fût avec lui ; peut-être s'en disant le petit beau joujou : quand arrivera-t-on chez nous ? J'ai des besoins impérieux d'uriner et de chier ! (Cracher, il avait déjà craché). Ainsi, la maîtresse décidée de ne pas être bonne de son chien, elle entre au-dedans d'une cafétéria comme d'habitude pour partager un croissant avec lui. On entre dans une clinique vétérinaire. En sortant de celle-là, le chien avec une collerette, mon amie, je suppose, avec le même cynique sourire que quand elle m'a dit, regardant le nain, qui est tout tranquille là-bas : celui-ci, il ne va pas laisser plus de traces.

 

    Depuis quelques jours je retrouve mon amie, qui me raconte, un tant apparemment, excusez-moi : le petit, que c'est comme elle appelle à son dernier, il est le seul de tous les trois qui gardait sa place d'enfant en permanence, s'est décidé de s'émanciper ; j'ignore comment nous allons faire tous les deux seuls ? Alors, elle part avec un sourire que j'ignore ce que me fait souvenir.

dimanche 28 octobre 2012

BANALISER LES UNS EMMERDE TOUS

    La banalisation faite du mot « démocratie », en mettant l'essence de son fond, dans le sordide marché de la médiocrité, provoque que nous discréditons subjectivement la susdite Démocratie, cela qui nous prédispose absolument à ni aimer ni vouloir rien faire pour nous immerger dans les eaux tranquilles, limpides et peu profondes, du lac de l'objectivité ; celui-ci cerné, dès une époque perdue dans la nuit des temps, avec la broussaille de l'ignorance, semé par les marchants de l'empire de la « sacro-sainte sans raison », celle-ci que leurs cultivateurs ont renforcé, si cela n'était pas assez, par une garde composée de mendiants de hauteur sans scrupules, lesquels se sont allés succédant jusqu'aux temps modernes, dont ils nous sont présentés déguisés en politiciens, démocrates même s'il l'en faut.

     Les personnes, qui façonnent citoyenneté, « marchandise » par ces marchants-là qui n'arrivent à assimiler chose d'autre, laquelle ne dérive qu'à être affaire, en étant prises d'une obstruction intellectuelle incompréhensible à nous-mêmes, tout est fait pour nous soutenir à flotte sur une orageuse mer, dont la profondeur ne laisse voir que ténèbres qui n'existent pas, puisqu'elles sont uniquement la distance qu'il y a de la surface au fond.    

    Il nous fera nous soigner des blessures de l'ignorance, pas dans l'oublie, sinon avec les oubliés, surtout des devanciers maîtres de notre sanglante époque, de longs parcours, trop long, qui poursuit avec toute force, ménagée de guerres au nom des dieux impitoyables, imaginaires, d'importation, desquels les satrapes se servent pour interférer entre nous et la Liberté.

samedi 27 octobre 2012

LE MAUVAIS ET LE BON VOYAGEUR

    Chemin faisant, le voyageur, qui ne porte d'autre équipage que soi-même, doit s'en aller désaltérant par les sources de la terre, par laquelle il marche, par où laisse jaillir de son sang eau fraîche, revitalisant, dont la saveur, l'odeur, même la couleur, passent inaperçues balayées par l’inondation de tant d’émanations, que la terre dispose généreusement à l'esprit prêt du voyageur qui veut s'imprégner d'elles à chaque gorgée, de chaque source, pour rester par toujours en lui.


 
     Alors que, le voyageur, qui en faisant la même route se fait porter de l'eau, de la terre dont il a sucé du lait, mise en carafe, ou dame-jeanne, s'il veut être, même symboliquement, étant homme de femme, méprisant celle-là de la terre par laquelle il marche ; en plus de fermer son esprit à nouvelles sensations, le cours du temps infatigable, compagnon, amant, de celui de la vie (il ne peut pas être inséparable parce que celle-ci se fatigue, donc celle-ci, elle s’arrête : on verra), l'infatigable, finira pour faire asphyxier, ou épuiser, l'eau bouclée ; laquelle sinon cadavre pourri, sa faute, tuera le voyageur dogmatique renfrogné.

    Bref : Il faut considérer comme des gens éclectiques les voyageurs patients, auxquels Pan gratifiera largement, qui attendent que le processus soit accompli de transformer l'eau en vin. 

vendredi 26 octobre 2012

LES CROCODILES DE WALL STREET


    Les charognards, pour faire dissimuler la honte qu'ils n'en ont pas, s'habillent en chasseurs de feuilles mortes, guindés en habits obscurs. Ils flottent, les matins, par Wall Street. En se laissant pousser du courant. Vers là, où ils croient le plein. Jusqu'à ce que le ressac les en fera reculer. Ces pauvres « rien » qui se font des effets avec des portefeuilles fabriqués en peaux d'animaux autres.


    Renseignements aux généticiens. À cette nouvelle race de fauves, saint Robespierre « Vierge et Martyr » les a pourvus d'un aiguillon dans le bout de leurs queues. La piqûre de celui-ci produit forte aphasie progressive pour le reste de leurs vies, de même qu'aux charognards et carnivores, sinon aussi à ces insipides, parfumés à la sandale, à fades couleurs, soit : des fatigants bobos, pseudo-intellos-progres-écolo-oenégeistes, infatigables pullulants par les limbes des justes. Bref, des touches couilles, qui ne mangent ni ne veulent laisser manger.

lundi 15 octobre 2012

EMBRASSER PLUS N'EST SAVOIR PLUS

    L'homme se tient à la terre à l’égal qu'un morpion l'en fait d'un poil de la couille d'un barde.

    L'homme aime voyager d'un lieu à un autre, de la Terre. À l’égal qu'un morpion, celui-ci l'en fait, de poil en poil, dans le même inquiet espace. Jusqu'à ce qu'il s'en aille essuyer dans n'importe quel paillasson, dont le morpion changera des sinueuses courbatures par où branchait de poil en poil, par le doux val, dont il fera autant du même. Ainsi, dans différentes tignasses, différant, mais en essence, sinon connu, presque quand même, jusqu'à nouveau, son entourage accepte un rendez-vous avec un autre monde, pour faire un autre voyage, qui pour lui serait interplanétaire.

 

    L'homme rêve, lui aussi, de faire des voyages interplanétaires, dans son cas peut-être, pour échapper à l'ignorance que nous avons de notre monde, pauvres agneaux ! En supposant que cela arrivât, l'insignifiant, à notre avis, morpion, aura sur nous toujours avantage : son monde est l'homme, l'humanité son univers.

  

samedi 13 octobre 2012

D'UN POINT À UN AUTRE

Une personne pour en aller d'un point à un autre. Et, considérant que la distance entre tous les deux est soit celle-ci qu'il y a d'un extrême à un autre du couloir de chez-soi, ou bien, soit celle-là qu'il y a d'entre quelques points des infinis de ce trajet. Et, un autre par là, supposons, dans la pupille de l’œil gauche d’Andromède, à ces temps-ci évidemment, depuis des temps-là, dont elle était devenue constellation ; cette personne (de laquelle, en outre, personne ne sait pourquoi se l'en a donné pour se promener par les points) se trouverait, si elle pouvait l'en apercevoir, qu'il n'aurait ni moins ni plus de points d'entre une distance et l'autre ; tout parce que la conception que nous avons de l'espace-temps, elle existe uniquement dans notre perception.

    Serait-il donc, peut-être, à cause de l'inconséquence absolue que nous avons sur l'espace-temps. Ce qui nous a amené à donner plus de valeur à tout cela qui y vient ou qu'en est placé, d'ailleurs, qu'au prochain ? Si c'est ainsi, à nouveau nous étions trompés. Comme cela voudra dire que nous n'admirons la lointaine que par le fait d'être inconnue, et il n'est pas ici le plus grave, sinon de non-valoriser le proche pour croire le connaître.

mercredi 10 octobre 2012

UN CILICE D'OR

    Pendant le midi d'aujourd'hui étant moi en train de fortifier l'amitié, en faisant les toasts de rigueur avec les correspondants, s'en est entremêlé parmi nous un inconnu à moi, comme aussi qu'à autres y parmi, auquel nous ont invités, sceller de la main l'amitié, ceux-là qui l'en avaient déjà scellé faisait lointain, tout semblait. Le nouveau venu était un mec de ceux qui plaisent tout juste après l'avoir donné une poignée de main, cela qui se réaffirme en échangeant quelques mots avec lui. 

     Du cou de mon nouveau connu penche d'une grosse, très grosse, chaîne, un gros, très gros, morceau, en tout le sens du mot, lui aussi en or fondu, évidemment… envie que j'ai eue (et je l'en garde). Un mec comme moi, qui ne fut pas muni de mains d'or, tant utiles à être un esclave comme il faut ; c'est maintenant, trop tard, que j'ai compris, pourquoi je ne suis pas arrivé non plus, ni à être fanfaron, parce que le temps est arrivé, à moi, dont si à la punition de porter semblable cilice, dont il est prémisse, mener la chemise ouverte, compte tenu mon âge et le largueur de ma poitrine, ce qui est sûr, qu'en résidant par ces latitudes, ma pénitence serait courte.

     De tout cela on ne peut déduire : qui sont, peut-être plus que l'on pense, lesquels ne servent à rien… grâce, pourquoi pas, à la providence du bon sens. 

dimanche 7 octobre 2012

LE POUVOIR OU QUELQUE CHOSE COMME ÇA

    Le plus grand pouvoir, plus grand même de l’absolu pouvoir qu'on l'attribue de la si inconditionnelle que peu réflexive foule à leurs dieux imaginaires, tout-puissants (l'imagination est grandiloquente) ceux-ci n'arrivaient-ils pas tous, ensemble à façonner un tout, qui surpasserait l'insignifiance, comparable au pouvoir que j'ai en moi, en ma solitude, un pouvoir absolut qu'il n'existe pas un vide, dont je fais, moi, le plein, ce néant, éternel comme l'en est l'amour ; intemporel comme l'en est l'existence ; incorporel comme l'en est l'espace, qui n'existe qu'à la perception humaine, dont je me sens dilué… pour être ne pas être.

mercredi 3 octobre 2012

LA SOTTISE DES SOTS

    Moi, comme tant de gens normaux (je ne sais pas pourquoi je préfère dire communs). Je ne suis jamais allé à guerre aucune, ni je suis non plus intéressé en aller, ni voir, ni beaucoup moins participer à ce spectacle, duquel le seul souci qui peut me toucher pendant cet acte, il se déroule par de ceux-là qui y participent ; c'est de qu'ils ne m'éclaboussent pas, soit par qui se réveille en moi le tigre enragé, dormante, comme la belle. Peut-être qu'il n'en ait pas guerrier plus sanguinaire que celui-là qui ne veut pas l'en être ; celui qui ne veut pas, comme tant de gens normaux ou communs, faire une chose, si l'on se l'oblige, il voudra l'en virer le plus vite de chez-soi.

     Ce qu'à mon avis est pire que ce déplorable spectacle n'est que tout cela qu'il traîne ; je ne m'imagine pas, supposè l'obligation d'en y participer, une fois revenu au monde du bon sens, parler, comme si de rien n'était, de semblable atroce connerie, moi, qui suis un radin misérable dans tout cela concernant la cruauté, de laquelle j'ai dû avaler une portion sans faim, un coude appuie au comptoir d'un bar (évidemment) l'autre faisant de l'exercice propre dans l’établissement, dont mes oreilles ont avalé, sans les rester d'autres possibilités aux pauvres, les pourparlers d'un groupe de chasseurs, conjuguant tous les temps des verbes tuer et tirer, adjectiver des tueries faites nommer tout type de fusils, coûteux et balles ; moi, je me suis sorti, tout à la hâte, de là sans finir ma portion et imprégné d'odeur à poudre, soit une balle perdue m'en fasse victime d'un dommage collatéral.   

lundi 1 octobre 2012

LA BELLE LES ÉLÉPHANTS ET LE MOUCHERON

    Une belle rêveuse rêvait, ce qu'est le sien, constamment, que constamment cent sept éléphants roses survolaient autour sa tête, de ce qu'elle, la belle, était fort heureuse. Cette belle, elle, ne chantait ni de bonne matinée, ni sifflait à l'après-midi, ni même arrivée la soirée racontait à la personne qu'elle rêvait ; la belle se réjouissait et seulement souhaitait l'arrivée de l'heure de s'en aller au lit pour rêver en solitude avec les cent sept éléphants roses ; elle, la belle, on dirait était plus que joyeuse « pleinement joyeuse » (quelque chose logique, puisqu'en étant joyeuse, l'en fusse pleinement, compte tenu que si un seul éléphant fait un beau plein, imaginez-vous quelle cagnotte n'en feront cent sept).

   La chose marchait absolument bien pour la belle, jusqu'au jour où un moucheron rouge s'est mis à raser ses oreilles, s'entremêlait-il parfois parmi les éléphants roses, devenant cela un aller et venir de l'obstiné intrus. À partir de ce jour-là, elle, la belle, fut prise d'un souci, quelque chose qu'elle n'avait jamais eu, celui-là qui n'est d'autre que le moucheron tombe sur la délicate peau de ses joues et lui provoque une éruption.