samedi 31 décembre 2011

UN CYCLE SANS FERMER

La vie est une éclosion douloureuse et traumatisante, déguisée pendant ses commencements de joie inconsciente. Pourtant, elle va muter, de son caractère égoïste, inhérente à la vie-même, à la générosité de se dévouer à l'engendrement d'autres formes de vie à elle semblables ; jusqu'à ce qu'il y en arrive au zénith de sa croissance. Alors, fertilisation faite, elle est prête pour s'en aller doucement par la route du repos, par où, au fur et à mesure que le temps passe, plus consciemment, elle poussera sur Terre. Ainsi, en fertilisant cette fois la vie tout entière.
    Malheureux, auxquels la richesse a empêché de se préparer au transit qui inexorablement les en va emporter. De même, la douleur de ne pas vouloir partir s'y va rejoindre à l'effroyable misère de la spoliation de tout ce qu'ils sont devenus « habitants de leurs tombes ». D'où leurs successeurs tireront des richesses qu'il y a en tant qu'éparpillés par-ci par-là, leurs dépouilles auxquelles l’embaumement subi les empêchera de s'intégrer à la vie.
 

    Il ne faut pas trop dramatiser, il y a des dépouilles profitables.

lundi 19 décembre 2011

TOUT SE PÉRIME

    Une fois, un vieil homme, pas sage pour vieux, sinon pour connaissance, qui bien pourrait être moi, sinon pour sage, pour vieux, m'a raconté :
 
    Un vieil homme voulant tout connaître, tout savoir du monde qui l'entoure, le sien se l'avait fait court. Ainsi, il est allé faire une tournée par là. L'intrépide curieux commence sa marche tout doucement, pour mieux retenir tout ce qu'il voyait, mais sentant que l'avance vers son objectif ne progresse plus guère, il hâte le pas ; mais le temps, impassible, pressant, ne se laisse point prendre. À l’intrépide curieux, le restant encore de force, il se met à courir. Même résultat, il n'arrive à rien, le monde tourne, lui aussi.
 
    Le vieil curieux intrépide, à ce moment-là un peu plus intrépide. Il a appris de cet échec, plus pour bon observateur que pour vieux. Ce que les humains n'ont pas du temps matériel pour tout savoir, la vie n'est qu'un instant dans l'immensité d'un temps, dont elle s'y va périmer, par rapport à lui, trop tôt. C'est pour ça que les humains souhaitent que l'un d'entre eux nous serve à nous prolonger dans le temps.   

    Cependant, les dieux se périment, eux aussi, simultanément que se périment leurs idéalisateurs.

jeudi 15 décembre 2011

CAUSER ET ÉCRIRE

Quand on se met à causer ou à écrire sans avoir un sujet préconçu, on doit se débrouiller, sillonnant toutes les artères : avenues, boulevards, rues, ruelles du cerveau ; scruter par : cours, parcs, places, coins… pour tirer de là, la réalité ou le mensonge. Créature celle-ci, amorphe, ainsi qu'éloignée de la réalité, avec laquelle on ne pourra pas entamer le monologue ou le débat. Celui-ci, qui sera juste la somme d'autant de monologues que d'individus, en comptant même comme dialogues le silence parmi l'exercer. Ce silence qui inquiète et énerve aux autres, de plus en plus à moyenne d’affecter le parleur ; ce groupe qui lui regardera soupçonneux du coin de l’œil. Jusqu'à l'intrépide, le timide, passé un temps et ayant bu quelques pots, prétendra innocemment faire usage de sa parole… Il paiera de l’ire, de la rancune qu'il a générée.

     
Écrire n'a pas, bien sûr, de la sauce du dialogue, elle doit se manger à sec, bien qu'elle puisse se mouiller avec du vin. Elle est le dialogue du misanthrope, ce qui ne veut pas dire qu'elle puisse faire rigoler l'écrivain ; être misanthrope ne veut pas dire être dépourvu du sens de l'humeur.
 
    Les politiciens ne l'en ont pas, n'étant pas que l'humeur soit de s'en moquer des autres.
      

mercredi 14 décembre 2011

CYNISME

    Je n'ai jamais écouté que personne n'eût dit que Diogène fût un inouï, bien que souvent l'aient haussé au sommet pour le lui appeler fou. Je dois avoir en compte que la plupart du monde ne s'en considère pas, ce même monde qui non plus dit du grand cynique qu'il fût imbécile ; personne n'appelle à une autre de son propre nom. Avec tout cela, je veux y ramener sur le tapis l'anecdote de grande renommée du philosophe qui s'était mis « chercher un homme » par les coins de la ville dans laquelle il habitait. De ce coup de pinceau que le maître a donné à la pensée et qui émerveille à n'importe quelle personne « normale ».
    

     Je ne vais pas être, moi, qui allait dire que si l'amour est égoïste, que si t'en met les allures d'idiot ou que si t'en fait faire des imbécillités ; je ne crois non plus que Diogène aurait dit rien non plus, mais je suis sûr que le maître sourirait devant telle éphéméride.

lundi 12 décembre 2011

TOUT EST SOUMIS À L'OXYDATION


    Dans l'univers où navigue la galaxie, que porte de passagers, entre autres, le système planétaire où tourne la planète, où nous, les humains, vivons. Dans cet univers, temps-espace à notre perception, tout vibre. Alors, tout ce qui vibre, vit ; circonstance qui fait naître, dans ses transformations dues à l'effet de l’oxydation consubstantiel à la vie, en créant de ce processus de nouvelles compositions de celle-là. En conséquence, comme tout ce qui naît, meurt ou se transforme, il n'y ferait que répéter le cycle, tandis que l'univers serait.

    Dans cet univers-là, le seul que nous puissions arriver à entendre, tout vibre, dès la plus petite particule à l'univers tout ; dès le lonsdaleite, l'essence minérale la plus solide sur la terre, aux animaux vertébraux, peut-être, les plus faibles, parmi lesquels sommes-nous, les humains.

    Nous qui sommes doués d'une vue merveilleuse, d'une subtile ouïe, d'un odorat appréciable, d'un sens du toucher notable et pour couronner le tout, nous pouvons communiquer avec une indescriptible diversité de voix.

     Nous qui avons fait du plaisir des choses quotidiennes ; si indispensables à notre existence comme boire, manger ou forniquer, qui arrivent même à nous avoir rassasiés, ce qui nous a amené à mépriser d'autres plaisirs tels qu’uriner ou chier.

    

     On a tout cru, même le domaine de la planète sur laquelle nous sommes et ne sommes jamais contents de notre existence, quelqu’un stupide a inventé Dieu, ou quelque chose comme ça.  

samedi 10 décembre 2011

LA FOLIE ET LA MÉDIOCRITÉ

    La solitude que n'importe qui a eu le goût, ou le plaisir, de l'en faire par copine, vivant lui dans n'importe quel zoo où s'agglomèrent ses congénères, bien elle peut, et l'en fait souvent, devenir folle à cause de la misanthropie ; ce qu’à mon avis n'est pas toujours une maladie, conforme à ce qui s'entend comme telle pour beaucoup qu'on l'en prend, elle n'est au moins si pernicieuse que cela de la stupidité, dont les plus ne le tient pas pour défaut ni maladie, même étant celle-là, très, très contagieuse, et qui se transmit comme toute peste, dans la plus ou moins étroite relation qui s'en fait, en ce cas, avec les médiocres : un genre à profusion et en augmentation sans arrêt, parmi les habitants de ces zoos-là.
  
         
    Que la folie soit une maladie, je n'en doute pas, mais la plupart quelquefois ce n'est qu'un appellatif des médiocres, dû à, que tout cela qui s'échappe de sa courte orbite n'est pas normal parce que n'est non plus médiocre ; c'est comment ça qu'il y est le registre des poids et moyennes des stupides. 
 
 
        La folie, je ne crois que personne n'en doute (c'est pour que vous n'en doutiez aussi). Elle est créative, c'est-à-dire « vivant », toutefois, l’imbécillité, la stupidité ou la médiocrité, personne n'en douterait non plus (ceci pour vous ratifier) qu'elle est amorphe ; je ne sais pas si cette situation se peut définir comme survivant, bien sûr d'aucune manière végétative, les plantes donnent de soi quand même des fleurs.

mercredi 7 décembre 2011

COURSE


    Un homme voulait l'en faire une course au temps, dans l'espace.
     Pari fait, il s'est mis à courir, sans arrêt, à toute la vitesse qu'il pouvait tirer de soi :
      Mangeant de l'espoir
      Buvant de la soif
     Jusqu'à ce que tout s'arrête, la machine qui mesurait le concours est tombée en panne. Celle-ci était fabriquée par les hommes.
 

mardi 6 décembre 2011

HERMÈS, TROIS EN UN

    Si vous causez avec n'importe qui, qu'il se tienne pour illustré, ce type de spécimens, qui appartiennent au genre humain, qui entendent posséder culture ce de posséder de l'argent, aptitude si normal en eux, comme quand on est en train d’uriner, observer si elle est là, même en la tenant par le cou, pour faciliter la manœuvre, ces autoprétendus prétentieusement illustrés, qui donné le cas, qu'un interlocuteur demande à l'un d'entre eux, son avis, dans une situation qu'y concerne sur l'ancienne culture grecque, le sujet en question, il ira sur le champ se mettre dans la tenue adéquate pour poser, ce qu'une fois fait, il tirera de lui un air circonspect (pour cacher son ignorance). Malgré tout, il opinera, même s'il s'agit d’Hermès, que s'il était un dieu, que lorsqu'il était beau, et l'on peut ajouter quelques anecdotes inouïes.

 

    Hermès, petit bonhomme, riche, trop riche pour être un homme bon, de sa richesse, dont je ne vais pas être qui te la vole, mais peut-être Hermès, lui-même, qui pourrait bien être ton dieu, le vôtre : celui des voyageurs, du commerce et des voleurs. Quels sages étaient les anciens Grecs, qui ont fait de trois en un !

dimanche 4 décembre 2011

LES TIQUES ET LES AUTRES

    Le pouvoir consiste en qu'une petite minorité (il n'y a pas beaucoup de place), qui s'est tellement accrochée là, qu'une tique. Ce qu'il en fait sur un corps bien poilu, pour s'y dissimuler, au temps de s'installer hors du moyen que l'animal a infecté pour se défendre d'elle. Cette puissante, minorité, qui tout qu'en doit faire, pour se soutenir juchée dans sa cage d'or, est tout simplement d'empêcher la prolifération d'autres cultures qui soit juste de l'inculture ; ce qui ne veut pas dire, que les tiges soient cultivées, ils n'ont du temps à autre chose que ne soit d'avoir leurs têtes mises en leurs affaires.

    La culture est reléguée… la pauvre ! limitant sa condition, pour les masses, au classique cirque, dans toutes ses expressions, celles-ci souvent présidées magnanimement par les tiques, et pour ces dernières, « la pauvre » est cuisinée par quelques asservis, parfois bien payés ; cuira-t-elle au goût, horrible bien sûr, des patrons et servi sur plat d'argent.