mardi 29 novembre 2011

L'"ADJECTIVÉE" PEINTRE, DE ROYAN

    Une soirée à Royan, en me trouvant dans un bar (évidemment), à plus précision celui de l'Astoria (lequel je conseille à tout vivant qui se passe par là), en causant avec une amie peintre, elle m'a avoué, tout délicatement, comment seulement peut l'en faire une délicieuse fille. Celle-ci qui a bien été surnommée par l'affable Didi, un centurion du théâtre, à ce moment-là sans centurie, en un monologue dont la splendeur fut éclairage dans l'épaisse fumée de l’ambiant, d'un soupir… Ah, la douce peintre ! Revenant à l'aveu de la douce, délicieuse et délicate, où il faut ajouter la belle ; elle dit (comme correspond aux adjectifs-ci) : vraiment, les humains sont un animal laid, parfois horrible, si on les compare avec n'importe quel autre. Bref, je n'aime pas peindre des humains, ce que j'adore est de peindre des animaux.
 
    Écoutant ça je me suis pris d'une exacerbée envie de me mettre à aboyer, ou d'imiter n'importe quel autre animal pour qu'elle me fît un portrait ou un nu, par exemple ; il avait, à son dos, à ma face, un stupide miroir ; à ce moment-là je ne savais pas si blâmer ou remercier, à qui avait placé le stupide miroir là.


jeudi 24 novembre 2011

LES MIROIRS DES BARS


      Toute personne se croit, ce qui est intrinsèque à notre nature, qu'elle est l'image de cela qu'elle veut être, en réalité si ses affaires économiques ne marchent pas, comme elle croit qu'y devraient (ce qui, par beaucoup qu'à l'avis des autres, soit de « prétendue » bienséance, ne l'en sera jamais à l'insatiable) la susdite personne, fier de soi, sera, en autre, fortement convaincue que les coupables de ses échecs sont les autres.
       Alors, si vous voulez savoir comment soyez-vous vraiment, arrêtez ainsi, de vous regarder dans les miroirs chez-vous, ou de n'importe quelle salle de beauté : ils vous tromperont, ils sont viciés… allez-y dans n'importe quel bar (un bar comme il faut, pas de conneries) et là, par un trou, dont les bouteilles vous permettent de regarder le miroir qu'elles cachent, cherchez vos yeux : vous y verrez ce que vous étiez ? Je vous assure que vous serez mécontents de tout cela que vous aviez vu, d'ailleurs parce que, en l'étant, cela voudrait dire que vous seriez contre-nature : la vie n'est qu'une constante évolution. Il est dommage que celle-ci soit de la stupidité.
       Seulement, qui arrive à vieux, et pas par la sagesse, sinon par vieux, se conforme de ce qu'il est, puisqu'il sait qu'il est et jusqu'où il peut toucher ; qui ne l'en sait pas, pauvre homme (ou femme), il est arrivé à vieux (ou vieille) sans évoluer.

mercredi 16 novembre 2011

CONCLUSION SUR: DES POLITICIENS ET DES PORCS

    Une sérieuse étude d'un psychologue généticien, libre-penseur lui, qui travaille depuis longtemps sur les relations humaines dans l'affamée place « do Campo » et les rues adjacentes, dans la ville de Lugo en Galice. Cet endroit en sont ensemble bien assortis de bars (l'un dans une maison, l'autre dans l'autre et ainsi de suite) ceux-là devenus amphithéâtres où ce maître penseur expose et débatte sur son ouvrage, avec d'autres insignes professeurs très versés en tant de matière comme ils sont.

        
Ce sage intellectuel-là (mettant en danger son intégrité physique, personne n'en doute, ils ne sont plus les amphithéâtres qu'il y a dans le susdit campus, qu'on le peut croire) puis de beaucoup de magistrales séances, il est arrivé à la conclusion que : avoir un politicien chez-soi c'est comme avoir un porc ; tous les deux sont si insatiables, qu'ils avalent tout ce qu'on se laisse à leur portée. Pourtant, les porcs, après d'un temps, on se les prend en affection, et non parce qu'ils sont beaucoup plus intelligents. Ils sont aussi beaucoup plus reconnaissants, étant même capables de te faire une caresse après te les avoir donnés de manger.

lundi 14 novembre 2011

DEUX RÈGNES

    
     Dans le règne de ceux-là, qui ont de l'esprit d'être libres, il faut qu'eux-mêmes se révoltent pour établir la République.
 
     
    Dans le règne des médiocres, le mieux est les laisser tous seuls tels qu'ils sont dans la royauté ; il ne se doit faire d'autre chose que leur empêcher d'y sortir, ceux-ci sont, eux-mêmes, la pire peste, la plus contagieuse, pour laquelle le royaume sera le mieux antidote, il sera leur, et son propre abattoir.

dimanche 13 novembre 2011

PAUVRE MISÈRE


      L'humanité, depuis qu'elle a été jusqu'aujourd'hui, n'a été capable de fabriquer qu'une société dont la seule valeur est celle de l'argent, à n'importe quel prix qu'il en soit ; ne nous faisons pas tromper. On se paiera de la dépouille du gibier peuple. La faim d'argent a laissé hors de jeu le concept de l'avare classique et même du puissant dans ce terme.

    La culture, le seul facteur qui nous devrait différencier d'autres animaux (fait à part de la physionomie, bien que ce ne soit pas toujours une exception) s'en est allée, laissant aux mains des manipulateurs qui ont fait d'elle une grosse affaire en plus d'un fort outil pour étourdir les masses.

    La richesse est elle-même un grand piège, ceux qui la possèdent font d'elle une impudique ostentation à l'égard de ceux qui ne l'ont pas, auxquels l'envie les fait la souhaiter, au lieu de la combattre ; quelqu'un l'obtiendra ? Peut-être ! Voici où est le leurre, ce qui fait soutenir dans sa place à qui l'en a.

    Cette fausse moralité des grands supermarchés « tout à vendre ». Avec l'inestimable aide de la nouvelle mode de la mondialisation et l'acquiescement d'un peuple endormi ; duquel les commerçants font grosse affaire, dont il manque d'autres transactions à faire, que vendre de l'inexistence de l’inexistante, dont seulement les immorales ont des moyens de se payer la grâce d'être moralement purs. Les pauvres pour être moralement acceptables (pas purs, pas purs du tout). Ils doivent accepter les choses comme elles leur viennent. Bien qu'ils puissent avoir de l'espoir de devenir riches ou de mourir en grâce de Dieu… celui-ci qui pourvoira des vers !




samedi 12 novembre 2011

CARESSER, POURQUOI PAS?

    Toutefois, que les dieux nous regardent dès la hauteur, là où notre imagination les a placés, ils nous verront petits, misérables, gênants et pourquoi pas répugnants ; ces appréciations que nous prenons, les humains, ne les avons inventées que pour être dieux, nous… lesquels y arrivent.

     Si nous caressons la déesse mère Terre, elle, si près de nous, qui même se laisse rouler par nous, nous soutiendra ; de nos caresses, nous recueillerons leurs fruits, d'où, en les soigneusement manipulant, nous obtiendrons le dieu Élixir, son fils. Ce Dieu si proche de nous, qu'il est, qui nous invite à nous le regarder, tout près de lui, pour le caresser de nos lèvres, pour le mettre en nous, pour l’humaniser, pour nous humaniser.

mercredi 9 novembre 2011

LA SAGESSE DES BÊTES

    Je n'ai jamais vu un chien uriner contre une plante armée d'épines ou contre des orties. Or, en cas de l'en faire, ils ne s'approchent pas autant comme quand ils posent leur miction sur n'importe quel bouquet de fleurs. Bien sûr, ils urinent plus à leur aise sur les fleurs que sur les susdites plantes-là. Pour mieux nous entendre, non pour qu'ils haïssent les fleurs, ni non plus, à qui en préfère le penser, pour les chiens se parfumer en frôlant dans les soyeux pétales de celles-là leurs roubignoles et annexes. C'est pourquoi, à faute d'intelligence humaine, la sagesse que les bêtes ont. Il se peut étendre à tous les autres animaux qui n'en sont pas, « êtres », humains, bien entendu, ce qui ne leur permet pas de se butter contre la même pierre plus d'une fois.
 

lundi 7 novembre 2011

PUNIR LA PUNITION

    On ne s'est jamais parlé tellement de la permissivité, de l'entendement, de la culture, de la solidarité, de la compréhension et de quelques considérations que dans ces temps-ci. Ainsi, c'est aussi vrai que ces mots ne sont jamais restés, pendant ce même trajet temporel, qu'en mots. Mots qui, je dois remarquer, font de la bonne vie à un restreint groupe de prôneurs ; auxquels ne les importe pas d'ajouter d'une autre charge sur le dos de leurs concitoyens (les mêmes de toujours, soit, la classe travailleuse) pour faire qu'ils font sur la peau d'autres dénués d'ailleurs ; ils sont, en autre, mi-aveugles : ils n'y voient pas tout près d'eux.
 
    Le jour que les victimes de ces charmeurs de fausses illusions se réveillent du léthargique songe (si c'est que celles-là arrivent se réveiller) qui les tient pris dans l'impassibilité ; le jour que celle-ci laisse d'être un mot (si c'est qu'elle y laisse) que personne s'étonne donc, qu'ils, les ouvriers, prennent d'une fois ces faux intellectuels et les embrassent en compagnons de travail. N'étant point cette fois, le travail, un mot.
       Si le travail est une punition, tout à lui, sans les dépenses inutiles, peut-être, sinon une joie, quand même, une douce punition.
       Des politiciens, il ne faut rien dire, je les emmerde. Vous faites ce que vous voulez.

dimanche 6 novembre 2011

MEA-CULPA

    Nous avons hérité un bizarre sens de culpabilité de l'époque. L'Europe, par exemple, s'est donnée de l'appeler « colonialiste » parce que leurs satrapes esclavagistes, qui n'ayant presque personne à exploiter ici, se sont allés chercher de nouveaux horizons où exercer leur métier. À cette époque-là, les honnêtes personnes de l'Europe se mouraient de la faim. Ainsi, l'église et leurs pieux acolytes faisaient proie de leurs denrées des femmes, si elles étaient à leur goût, aussi que des garçons pour divers emplois ; c'est-à-dire, comme aujourd'hui, si l'on se laisse aller.

    Je ne me sens point coupable des bêtises que les colonisateurs européens ont faites, même en les trouvant dans les affaires de quelques ancêtres… Je n'ai jamais exploité personne ; toutefois, le colonialisme m'a exploité moi. Il est aussi en train de l'en faire comme à la plupart des populations par-ci par-là : le colonialisme, en plus d'être intemporel, ne connaît pas de frontières.

    Concernant aux pays victimes du colonialisme (n'oublions pas que nous l'en sommes aussi), si leurs patrons auparavant ne l'ont pas fait subir à d'autres, leurs populations ont subi, tout à fait, de l’exploitation de leurs propres satrapes. Le colonialisme comme l'esclavage n'a jamais arrêté de s'exercer, soit d'importation, soit d’exportation, soit en régime interne, ce sont les formes qui ont changé.

 
   

    Apprenons donc, de l'histoire, ne pas tomber dans les bêtises-miséricordes-plaintives, revendicatives de quoi, et à qui. Pourrait-on se faire affaire avec qui a fait de sa vie une affaire ? Les affaires de l'homme d'affaires sont les affaires de ce monstre que nous, l'humanité, avons créé. Peut-être la seule manière de le combattre sera l'oubli : de notre négligence à lui, il ne peut pas faire des affaires.

 
 
 

samedi 5 novembre 2011

L'EAU CIVILISÉE

    Qui ne se bat pas pour un verre de vin, mérite uniquement boire de l'eau  ; et n'est pas pour mépriser l'élément incolore, inodore, transparent et insipide, qui, assez disgrâces, elle en a, sinon pour le mettre en valeur, valeur ajoutée, bien entendu, face à qui ainsi ne la veut point profiter.

 

    L'eau, le sang qui l'en donne de la vie à la plante qui garantira le fruit, où le porteur de l’hémoglobine aura son plein splendeur. Les maîtres en la matière vont élaborer du vin en se servant, à nouveau, de la nature en sa dimension « temps », conjuguée avec leur savoir-faire. Avec tout ce qu'ils apporteront de la grâce au complexe élixir qui ouvrira nos esprits à l'amitié.

vendredi 4 novembre 2011

L'ODEUR ET L'AMOUR

    Quand on est pris de l'amour, pour se laisser traîner de l'attirance de l'odeur de cet amour, on doit se soigner, dans le trajet, de ne pas attraper du rhume, parce que celui-ci lui ferait devenir quelque chose comme un loup, qui a perdu le sens olfactif.
 
       
    L'amour étant odeur, quel dommage, pour qui a perdu l'odorat ; les sons peuvent tromper dans le sens de l'amour à qui manque de l'habitude de les interpréter ; la vue peut ailleurs abrutir à qui l'en cherche avec elle, si l'on n'a non plus l'habitude, de lire dans l'esprit, parce que l'on mettra, presque sans le douter, les yeux dans le corps, de la « bête ».

jeudi 3 novembre 2011

BON APPÉTIT LES VERS

    Les chats chassent des souris parce qu'ils ont de la nourriture à eux, ce qu'ils seraient aussi, par exemple, aux aigles. Alors, le problème serait, pour les chats, qu'en s'adonnant à ce changement de proie, la proie deviendrait eux-mêmes.
 
    De tout cela, il est facile déduire que chacun à sa place, nous pourrions bien vivre. Pourtant, les humains font étalage d'une stupidité sans précédent, tout parce que celle-ci a évolué sans arrêt. C'est difficile, sinon de le faire retourner à la cohérence, de le mettre au frein. Cette affection productrice de telle ankylose intellectuelle. D'où résulte notre surpopulation, qui conduira à l'élimination de chats, loups, souris (ils nous resteront, par un temps, ceux-là des ordinateurs) comme aussi toute espèce animal comestible ou qui occupe de l'espace dont, nous aurons besoin pour faire place au plus gros déprédateur de l'humanité : nous-mêmes.
 
     Patientons donc, jusqu'à nous convertir en un seul vers bien boursouflé, sans cerveau qui, une fois étant au bon point, soit servi à la table des véritables vers… Bon appétit, les vers ; votre table sera bientôt en train d'être servie.