jeudi 17 juillet 2014

C'EST PAS LE TEMPS QUI CHANGE

    En retournant à la ville dont les racines étaient sinon en disposition de faire fleurir, vivantes quand même, Nicolas rencontre César, vieil ami de l'époque dont ils menaient une vie de patachon, abondamment assaisonnée de sourires. Les allures de tous les deux, surtout celle de César, n'étaient maintenant si bien assaisonnées que pour les salutations.


   
C'est donc que, salutations faites, même qu'elles n'en soient pas bien assaisonnées, que Nicolas demande à son ancien camarade des nouvelles de Félix. Un autre de la bande qui, en restant en place, devrait être attaché à César. Ah ! Il a eu de la chance, répond l'interrogé. Te souviens-tu de Marie ? La fille qu'il prétendait ? À peu près que tu es parti, ils se sont épousés. Celle-là était une autre époque ! Elle l'a quitté, sa fille avec, et même au chien, elles l'ont emporté. Son fils, resté d'abord chez lui, lui aussi est parti chez sa fiancée. Pour que cela n'en fût pas assez, l'héritier en héritage a pris le chat… cela était une autre époque.


    À moi, la seule qui m'ait quitté fut ma maîtresse ; mon corps mou, elle m'a dit, ne fait pas pendant avec le mien encore ferme.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire