Madeleine
est une femme laborieuse qui fait cumulard dans le rôle de
pleurnicheuse (subjectivement en parlant, soit pour la réaffirmer en
son prénom, bien que l'on puisse bien dire qu'elle est une geignarde
invétérée) prenant elle, pour scène à le jouer, n'importe pas
laquelle, de son jour, le jour qu'elle courait les magasins, d'y
parmi ; travail, on se peut le dire de cette façon, que les jours
de marché dans le quartier parfois la surpassent.
Madeleine
commence quotidiennement son travail de bonne matinée, d'un
professionnalisme indéniable. En plus, qu'elle n'en ait rien à
acheter. Elle se passe, en commençant par le kiosque à journaux,
par tous les magasins du quartier, se plaignant avec une
désinvolture, une maîtrise dans le métier que personne qui
l'écoute ne peut pas mettre en doute.
Pourtant, il faut dire que pas toujours. Ce matin-même (presque midi, c'était sa dernière activité) chez le boucher, homme si avide de vendre de la viande, de même que les chairs de ses clientes ; surtout lesquelles façonnaient le creux entre leurs poitrines ; il était un passionné amant de la spéléologie. C'est donc qu'en commençant Madeleine son actuation, se plaignait-elle du monté sans arrêt des prix, comme que la monte des salaires s'est arrêtée depuis longtemps… l'ogre interrompe la dame : mince et geignarde dama, et il n'est pas opportun de dire ce qu'il lui a dit, depuis de la regarder pas justement aux yeux.