mardi 31 décembre 2024

UN JOUR DONT DIEU S'EST ALLÉ À LA MESSE

    Une fois, en étant Dieu distrait, il s'est mis à se balader par quelque part du monde que les humains ont bâti.


    Lorsque, en passant devant une église consacrée à lui, se fait écouter une chanson brésilienne (je traduis) : aujourd'hui, c'est dimanche, on va à la messe… Alors, en voyant les dévots paroissiens qui entrent dans le temple, Dieu y entre lui aussi. Au fond, le luxueux autel rayonne et y devant, un prêtre, habillé de tunique en or brodé, prône. Devant celui-ci, siègent les bourgeois habillés de dimanche, l’or dans leurs poches, en donnant les dos aux uns aux autres : le cuivre, le fer dans leurs poches à mesure qu'ils s’éloignent de l’autel ; jusqu’aux plus proches de l’entrée qui s’habillent de guenilles.


    En voyant le spectacle, Dieu abandonne le lieu, honteux de ses adorateurs, devenus adorateurs d’eux-mêmes.

vendredi 27 décembre 2024

LA VRAIE RÉALITÉ : LA NON-EXISTENCE !

    En attendant que le vent enlève la brume pour voir ce qu’elle voile, le vent traîne des nuages de la confusion.


    Scrutant là, ils ne m’ont pas fait rien apprendre : si je suis une réalité qui vit dans l’irréel, soit une irréalité qui vit dans la réalité, ou pourquoi pas, je suis tout à fait une réalité qui vit dans la réalité… [?]


    Quoiqu’elle soit quelconque des trois options, ça ne m’apporte rien ; je souhaiterais me tenir à une quatrième.

mardi 24 décembre 2024

UNE PARENTHÈSE ENTRE L'ANÉANTISSEMENT ET LA RENAISSANCE

    Nous, les humains, mortels, nous croyons être si puissants que, pas uniquement capables d'anéantir la vie sur la Terre, sinon la Terre même, ce que ni les dieux de l’Olympe ne rêvaient absolument pas.


 
    En faisant une parenthèse ; c’est l’hiver ! Alors, en sillonnant la campagne, je me suis arrêté dans un village qui barrait ma balade et dont une taverne faisait d’agora. J’y suis entré pour me chauffer avec un verre de vin chaud. Un paysan qui y faisait autant, il recourt au temps pour entamer de la conversation. L’expert me documenta peut-être pour faire dissimuler le froid régnant. La neige fertilise la terre, ainsi que la glace in-fertilise les bestioles qui nuisent aux fruits qu’elle régale aux bêtes.


    En revenant à l’introduction, je poursuis : dans les cycles de congélation de la Terre, celle-ci se libère de la vie sur elle, pour qu'après le dégivrage, la vie y renaisse probablement… jusqu’à la suivante !

vendredi 20 décembre 2024

UN TANGO QUI SE BALADE

    Piétinant une rue, j’ai cru écouter les regrets sortis d’un tango.


    Pourtant, en voulant leur prêter l’oreille, mon nez lui prend la place, pour ensuite l’œil prendre la relève ; c’était l’odeur d’elle qui était tango, aussi que son parfum et sa délicate beauté : toute une offre à mes yeux.


    Elle me dépasse et un souffle avait laissé une attirante trace.

mercredi 18 décembre 2024

UN AMI QUI M'A QUITTÉ, MAIS NON SON ESPRIT

    J’avais un ami dont si bien l’amitié n’avait jamais de l'être, c'est mon ami qui n’est plus.


     Son déclin a commencé le jour où, en chassant la chaîne, il s’est mis à réfléchir. Le voilà qu'il déduit : on met des produits chimiques dans la tasse pour nettoyer les évacuations ; en faisant autant avec des détritus ménagers. Or, la chose ne s'arrête pas ici. Parce que non uniquement, on ne consomme pas de l’eau à l’excès, sinon que la pollue,
de même qu’on pollue l’air avec des pets, des vaches domestiques et d’autres. Pour ne rien dire, des machines qui nous transportent d’ici par là pour ne rien faire, également que pour fabriquer des trucs, souvent inutiles… Je pourrais poursuivre, m'avait-il avoué, mais parler pollué aussi ; c’est pour ça que mon ami cesse d'avouer. C'est alors que, pour sauver la planète, la nôtre, il se fait un implacable écologiste ; donc il s’allonge dans le lit sans rien faire…
 

    Ainsi, mon feu ami se laisse paisiblement éteindre pour sauver la planète !!!

vendredi 13 décembre 2024

LES HUMAINS : VICTIMES ET COMPLICES

    Les nouveau-nés du troupeau humain sont chose pareille à un terrain en friche.


    Pourtant, en se développant, ils se fertiliseront des engrais produits par leurs inquiétudes. Les semeurs de la peur en profiteront.


   Ainsi, une fois la peur poussée, le troupeau deviendra aisément maniable.

mercredi 11 décembre 2024

ON A TROUVÉ UNE PIERRE DANS LE CHEMIN DE L'ÉVOLUTION

    L’évolution de l'humanité, par rapport à celle-ci, ainsi qu'à celle-ci concernant, a fait un long parcours jusqu'où nous sommes.


    Parcours, sinon toujours glorieux, étonnant quand même.


    Alors, en observant ce que nous sommes maintenant, il m’est impossible d’imaginer la poursuite de cette évolution... la nôtre.

dimanche 8 décembre 2024

LA TEMPÊTE FAIT TOUJOURS DE LA MUSIQUE

    Lorsque la tempête se fait sonner ailleurs, on pense qu’elle n’arrivera pas où on est.


    Alors que le plus probable, sinon certain, c’est qu’elle y arrivera.


    Il faudra donc lui faire attention, puisqu’en arrivant, elle éclaboussera aux badauds.

mercredi 4 décembre 2024

LES TROIS FRACTIONS DU MONDE

    Tout juste après de m’enlever les lunettes de l’absurde, il m'a surpris de voir que le monde, dans le nôtre, était divisé en trois fractions.

 

   D’entre celles-ci, deux à caractère religieux (lesquelles se font montrer par les plus nombreuses) dont les partenaires de l’une se tiennent pour dieux, ceux de l’autre pour démons (en dissimulant de l'être). Les premiers perdent force à cause de ce que chacun d'eux est « UN » ; toutefois, lesquels sont de l’autre, le renforcent parce que « UN » tous les démons le constituent.


    Pourtant, dans la fraction dont les athées font partenariat, le pragmatisme règne, ils ne montrent intérêt ni pour la force ni pour la faiblesse.

lundi 2 décembre 2024

ESPRITS QUI S'ENVOLENT L'UN DERRIÈRE L'AUTRE

    Lorsqu’un proche à moi s’envole, en partant avec ses souvenirs, il les fait accompagner, d’entre les miens, lesquels qu’on partage.

 

   Chaque fois que cela arrive, je me sens un peu plus vide.


    À chaque événement arrivé, ma vie perd du poids. En conséquence, je me sens plus léger ; voire, plus disposé à m’envoler, moi aussi.