Il y a eu une fois un peuple qui s’était battu contre le despotisme pour bâtir une démocratie populaire.
Ignares ! Un psychopathe ne gouverne pas, il ordonne.
ni dieu, ni roi, ni mondialisation; la voici une autre, qui sinon vieille, belle chanson
Il y a eu une fois un peuple qui s’était battu contre le despotisme pour bâtir une démocratie populaire.
Ignares ! Un psychopathe ne gouverne pas, il ordonne.
Un clou sur la route m’a fait arrêter la voiture au bord de celle-là, où au-delà de la fosse s’étend un champ cultivé. Par là, la semence commençait à pousser et un paysan en guise d’épouvantail, en regardant le nouveau-né, se grattait la tête.
Moi, regardant le pneu crevé, je me solidarise des revers de la vie, avec la triste figure.
— Ça va ?
— Ça ne va pas.
— Alors ?
— J’ai semé du blé et pousse la zizanie.
… Le marchand de la semence m’a trompé !
— La tromperie est partout, compagnon, je lui réponds. On vote pour les promesses des élus, qui ne sont jamais accomplies, et aux nouvelles élections, on vote aux mêmes élus qui nous ont trompés. — Bref, donc tous sommes des épouvantails !
Un lourd sommeil m’a fait ouvrir la fenêtre des songes, dont un quidam qui regardait au ciel demande à sa pensée : par là, dans l’espace, est-ce qu’il y a espace pour la vie intelligente ?
Il poursuit, par ici, dans la Terre, l’espace est occupé par la stupidité.
— Pas tout, mais presque [il sent dire à sa pensée] pourtant, ne t’inquiète pas pour la stupidité, le temps, oxydant incontournable, en la pourrissant, fera d’elle l’engrais qui fertilisera l’intelligence.
La famille Legoupil (mère, père et ses deux rejetons : une fillette et un garçon) s’est allée passer le dimanche à la campagne.
— Qu’est-ce que les grands mangent ? Demandent les petits humains.
— De la verdure ! répond sa sage mère.
— Quoi ?
— Des laitues. Ajoute la sage.
Le père, ainsi sage que prudent, intervient : tandis que les moutons mangent, allons-nous faire autant.
Et, la famille Legoupil s’est allée chez un rôtisseur qu’il y avait par là, où furent servis du rôti de l’agneau accompagné d’une généreuse salade de laitue.
— Vraiment, l’agneau cuisine très bien ; chantent les rejetons à l’unisson.
— C’est vrai (dit la sage), mais pourquoi vous ne mangez pas de la salade ?
— On la laisse pour les agneaux ; leurs gloutons progéniteurs étaient à manger sans considération.
On a
On n’a pas
On veut avoir ce qu’on n’a pas.
Eh voilà ! La concurrence.
Peu importe ce qu’on est
Même si être est l’important…
Sans importance !
En lisant dans la pensée d’un singe pensif, j’ai pu lire : le grand problème de l’animal humain est qu’il renie d’être animal pour « être ».
Moi, dissimulant mon humanité, je lui demande : donc, les animaux autres ainsi que toute forme de vie ne le sont pas ? Et, le penseur remarque :
Le mauvais usage de l’intelligence dont ces bipèdes sont doués les conduira à l’anéantissement, de même qu’à toute vie qui se les avoisine.