lundi 15 février 2021

MALGRÉ LES MALFAITEURS, PAS AMANTS DES FLEURS, ELLES POUSSERONT

    L’hiver est cru.


    Pourtant, y durant, dans le bouillon : soit de la pluie, soit de la neige, quand non de la grêle ; il se cuisine, dans la poêle du froid, le printemps.


   
Les fleurs animeront le banquet.

dimanche 14 février 2021

UNE SOCIÉTÉ MORIBONDE FAIT UN MONDE CADAVÉRIQUE

    Auparavant, quand je me sentais quelque chose comme un humain.


  Sortir à la rue me faisait sentir une sensation comme sortir à la vie.


  Maintenant, niché en vie me fait sentir une chose comme morte.

vendredi 12 février 2021

TELLEMENT UNE ROUE DE SECOURS

    Même que je sois si amant des courts récits, comme je le suis des femmes petites, parfois, il faut que j’étende l’encre.


   
Alors (pas bref), surtout les fainéants riches, qui en se mettant à penser, ils pensent que la surpopulation, des dépossédés, que non cela des possédants. Ces impertinents misérables qui ne prétendent pas seulement, sinon qu’ils, souvent, consomment, en épuisant les ressources dont les possédants ont besoin. Il faut impérieusement mettre le frein à la multiplication des misérables, bien entendu, lesquels ne sont pas indispensables pour le bien-être des opulents. Eh bien, voilà précisément le bien-être, mais de la faune humaine toute, dont se trouve le nœud du problème, un monde équitable serait le seul régulateur de la population. Voyons, les riches font leurs progénitures nombreuses en vue que leurs accumulations aient suite, tellement qu’une roue de secours d’une voiture ; si quelqu’une crève, en la remplaçant par celle-là, celle-ci pourra poursuivre chemin. Chez les pauvres, c’est autant de même, mais il y a depuis un autre point de vue : ceux-ci pensent que leurs progénitures seront leur soutien à leur vieillesse.


  
Pourtant, opulents par décadence et misérables par négligence, les uns les autres, tôt ou tard, tous échoueront.

mardi 9 février 2021

LES LIGNES DROITES SONT POUR LA GÉOMÉTRIE

    Une oligarchie, qui s’est mise (que l’on a permis se mettre) à la tête du monde, a malmené nos vies.


    La mienne, au moins, elle me semble tellement à une ligne droite, parallèle à un monde de lignes droites, parallèles, elles aussi.


    J’aimerais que ma vie fût un tout zigzag ; zigzaguant parmi d’autres vies, lesquelles fassent zigzag.

dimanche 7 février 2021

LE POÈTE QUI ÉCRIVAIT POUR LUI-MÊME

    Il était une fois un poète, qui pendant l’hiver, en nichant à la chaleur d’une poêle gourmande de bois, élucubrait animé des flammes qui s'échappaient de leur prison.


   
Le printemps arrivé, il sortait respirer, aspirer les divers parfums que la nature l’offrait. En suivant, après celui-ci, l’été dont il se faisait baigner par Ra… s’abandonnant à lui.
    
   


     L’automne venu, le poète s’asseyait sous un chêne en attendant la chute de ses feuilles, mortes, sur lesquelles il écrivait ; feuilles qui devenaient engrais, s’enfonçaient sous terre.

    … il y en a à lui.

jeudi 4 février 2021

LE PÊCHEUR D'AMITIÉS

    On vit dans une époque bizarre dont il est interdit de faire des amitiés, sous peine d’amende, quand non de prison « ferme ».


    Ainsi, en plus de ne pas pouvoir faire de nouvelles amitiés, on peut perdre, faute d’attention due, celles-là que l’on a.


    Moi, cuisinier acceptable, j’amorce, avec le résultat, l’hameçon dont les poissons amants de table sont susceptibles d’y venir gober.

mardi 2 février 2021

VIVANTS ET MORTS-VIVANTS... C'EST LA VIE !

    Que l’humanité soit chaotique, probablement, ce sera à cause des deux concepts de la vie qu’il y a parmi ceux-là. D’un côté : les vivants, défenseurs acharnés de celle-ci devant la mort.

   Cette défense des vivants qui les affaiblit considérablement en leur faisant des proies faciles pour les morts-vivants. Bref : oppression, exploitation, servilisme et esclavagisme ; voire l'ignorance.


  
De l’autre côté : ces morts-vivants, médiocres ignares qui n’aspirent dans leur existence qu'à l’accumulation de gains. La vie ne les intéresse que chez les vivants pour y tirer profit.