Quand on se met à causer ou à écrire sans avoir un sujet préconçu, on doit se débrouiller, sillonnant toutes les artères : avenues, boulevards, rues, ruelles du cerveau ; scruter par : cours, parcs, places, coins… pour tirer de là, la réalité ou le mensonge. Créature celle-ci, amorphe, ainsi qu'éloignée de la réalité, avec laquelle on ne pourra pas entamer le monologue ou le débat. Celui-ci, qui sera juste la somme d'autant de monologues que d'individus, en comptant même comme dialogues le silence parmi l'exercer. Ce silence qui inquiète et énerve aux autres, de plus en plus à moyenne d’affecter le parleur ; ce groupe qui lui regardera soupçonneux du coin de l’œil. Jusqu'à l'intrépide, le timide, passé un temps et ayant bu quelques pots, prétendra innocemment faire usage de sa parole… Il paiera de l’ire, de la rancune qu'il a générée.
Écrire n'a pas, bien sûr, de la sauce du dialogue, elle doit se manger à sec, bien qu'elle puisse se mouiller avec du vin. Elle est le dialogue du misanthrope, ce qui ne veut pas dire qu'elle puisse faire rigoler l'écrivain ; être misanthrope ne veut pas dire être dépourvu du sens de l'humeur.ni dieu, ni roi, ni mondialisation; la voici une autre, qui sinon vieille, belle chanson
jeudi 15 décembre 2011
CAUSER ET ÉCRIRE
mercredi 18 mai 2011
LE SOUPÇON COMME VRAI
N'importe quel animal naît, se développe, se reproduit et meurt ; voilà ce qui devrait être toute l'essence de leur nature. Alors que, et compte tenu de que chaque espèce a des habitudes alimentaires pour accomplir son respectif cycle. Ce qui le conditionne à adapter le physique de chacune à cette mise en œuvre, celle-là qui est aussi une prodigieuse œuvre d'ingénierie génétique et qui fait que chaque espèce soit tellement, aussi différente.
Pourtant, ce prodige a eu, en moyenne, à mesure que le temps coule, des résultats quand même curieux dans l'animal humain. Leurs mâles, ceux qui ont eu presque toujours la prépondérance dans leur espèce, s'en sont allés progressivement, perdant. D'abord, des conditions physiques (il faut dire que, dans cet aspect, leurs femelles aussi) puis ils ont perdu la tête, celle-ci qui les a faits aussi puissants qu'ils en sont et, à cause de cette circonstance, a donné pour se détruire eux-mêmes. Toutefois, s'ils ont gagné, je dois reconnaître qu'ils ont gagné un instinct inusité pour se reproduire, bien qu'il soit à titre symbolique (ils se jettent au faux comme s'ils fussent des taureaux). Il est né l'animal politicien, celui-ci qui, dès l'instant même qu'il l'en est, il est aussi sous soupçon logique et incontestable de tout ce qu'il fait.
Peut-être, et étant donné la responsabilité qu'ils ont, la seule solution serait de les châtrer, peut-être qu'ils inventeraient une autre chose avec laquelle taquiner leurs congénères. Alors pourquoi ne pas faire disparaître ces avortons d'humains ?
Dédié de tout cœur aux politiciens tous.

