Toutefois qu'une personne juge bon d'être un rat d'égout, elle doit l'en être en toutes ses conséquences, du même que si une autre (personne ou qui s'en croit que l'en est) veut être un loup, par exemple, bien que celles-là qui y briguent tel honneur, de cet animal seulement prennent le nom ; les loups sont beaux, nobles, et ils se cherchent la vie laissant vivre tous les autres animaux de leur entourage, même leurs proies propitiatoires, s'ils n'en ont pas d'impérieux besoin, du même que celles-ci l'en feront des siennes. En outre, les loups partagent peut-être selon les critères des dominants entre eux. Ce qu'ils partagent, sans acrimonie, sans esclavager leurs congénères.
Tout cela y vient à, qu'à plus misérables que nous sommes, les autres espèces animales sont ce qu'elles sont, exception faite desquelles nous avons dégénérés, les transformant en simples marchandises ; nous, comme j'étais en train de dire, bien aimons nous toucher d’appellations pompeuses, choisissant celles d'animaux qui n'ont rien à voir du caractère, dont on prétend se prendre, tel que requin, tigre, aigle ou pourquoi pas du susdit loup, parmi d'autres. Je ne sais pas, quand même, d'un seul puisant que s'en fît appeler : cafard des finances, ver de terre de la bourse ou rat d'égout des affaires.
… Au moins, quelque chose comme ça, on ne s'écoute par les terrasses des bars par où je vais.

