mercredi 26 octobre 2016

UNE HISTOIRE QUI SE RÉPÈTE

    L'automne fonce dans l'hiver comme en fuyant de l'été. Les feuilles des arbres, une fois dorées, tombent, dorant le manteau vert qui leur ombre auparavant a maintenu sa couleur fraîche.


   Chez nous, les mouches déambulent, pusillanimes, en attendant la mort, soit elles ne sont maintenant presque pas des hôtes gênantes, mais sa mort ne veut pas dire anéantissement ; elles ont laissé leurs larves hivernantes.

 
    Or, quand le printemps, en fuyant l'hiver, fonce l'été, lorsque les feuilles repoussent ; le manteau reverdira, les larves écloront et à nouveau, on aura de gênants hôtes partout.

mercredi 19 octobre 2016

L'INTRÉPIDE AMOUREUX

    En voyant un intrépide amoureux, s'abandonner son amoureuse dans les bras de la misanthropie, dont elle faisait tout pour qu'on l'aperçût heureuse, celui-là, pour la tenir en les siens, s'abandonne lui aussi dans ces isolés bras-là.
 

    À un extroverti amoureux, devenir misanthrope ne fut pas quelque chose de facile, et si bien l'amour peut faire miracles, s'en heurtant avec un athée… miracle n'est pas fait. L'inexpert misanthrope "en misanthropeant" par-ici, "misantropeant" par là, il n'a pas trouvé autres bras que ceux de la misanthropie, dont il quitte pour retourner au monde social.
 

    Oh surprise ! Qu'une fois, il y arrive, chacun ne parle qu'à un truc pourvu d'un petit écran, lequel est caressé par ceux-là du doigt, tellement qu'il fût un clitoris… parfois presque violemment, comme que s'il fût autre chose !

dimanche 16 octobre 2016

LES RONGEURS ONT GÂCHÉ LEURS DENTS

    Les rongeurs avaient gâché leurs dents en mâchant des mots à menacer le chat, qui en autre somnolait placidement comme si de rien n'était.
 
 
    Éveillé, le félin se trouve sans dents devant sa gueule en proférant encore des menaces, un éveil qui, sans les surprendre, les fait se garder de leur prétendue victime.     

 
    Sans leurs défenses, les rongeurs, bien pourrait dire n'importe qui : bon appétit, le chat ! Pourtant, le matou ne voulait aucunement mourir empoissonné.    

jeudi 13 octobre 2016

L'HEUREUSE MALHEUREUSE

    Il était une fois une malheureuse que ce qu'elle aimait le plus était précisément d'être malheureuse, se trouvant à plus malheureuse plus heureuse.
 

    Un jour, le hasard fit trouver Pandore et Chronos tout près de la maison de la susdite malheureuse. La curieuse, en éveillant la curiosité chez Chronos, le fit regarder, pour l'assouvir, par le trou de la serrure de la demeure de l’heureuse malheureuse. Chronos, toujours complaisant, pour faire plaisir à la malheureuse, a fait que le temps coule lentement pour qu'elle puisse savourer du malheur le plus intensément. Jamais notre malheureuse n'avait imaginé tant de malheur pour la faire joyeuse.
 
 
    Un autre jour, Éros « l'inquiétant » fait Bacchus donner à boire un spiritueux macéré au bonheur à la malheureuse pour de bonheur la faire heureuse.
   
    Toujours, il y aura quelqu'un qui ne laissera pas aux autres d'être satisfaits à sa manière.
 

mardi 11 octobre 2016

CONSTANTIN POURRAIT BIEN MIEUX AVOIR FAIT FRIRE BEIGNETS

    Une fois que Constantin fut couronné empereur, en prenant au sérieux le métier. Ne se daigne pas adresser à n'importe qui de la fleurie cohorte de déesses et de dieux, lesquels formaient part du peuple, choisissant l'un, par tous, prenant modèle d'ailleurs, absolutiste celui-là autant que lui.
 
 
    Le manque d'humeur en Constantin est progressivement venu, faisant quitter le sourire à tous lesquels les circonstances ont fait vivre sur les cendres de son empire.
  
 
    Le sérieux « grand imbécile » depuis trente-et-un ans, fabriquant l'autre « grand absolutiste » sous son absolue présence jusqu'à ce qu'il ait laissé d'être, mais son œuvre, « le grand Dieu », inopinément, est resté et sa grande cohorte de marchands aussi que des marchands annexes avec.

dimanche 9 octobre 2016

SE MÉTAMORPHOSER EN VENT POUR EXISTER

    Qui se met sous une pergola devient conditionné, obligé presque, aimer la nature qui l'entoure, ou dominer tout y parmi, qui est chose pareille que le mépriser.

 
    Pourtant, qui n'est pas aimant d'aimer ou de mépriser, s'enferme dans les murs de chez-soi, les fenêtres par des volets aveuglés pour y s'apprécier ou se mépriser, tout seul à lui-même.

 
  D'où que l'on se fasse passer sa vie pour immatérielle, métamorphosée en vent, sans aimer ni mépriser personne, ni animal, ni autre, ni chose, ni à lui-même : il existe.

jeudi 6 octobre 2016

BAVOIRS POUR NE PAS SE BAVER

    Nous, les nigauds humains, déguisés d'intellos aux bavoirs de pseudo-philosophes, de psychologues ou de quelques autres attributs ainsi que lesquels en figurent, sommes uniquement de la pire racaille d'entre tous les animaux.
 

   
Cette affectueuse introduction faite, je poursuis : dissimuler le crime, le justifier même, chez le criminel, à cause des circonstances qui l'en ont mené à ouvrer, serve aux grands promoteurs du délit, souvent tous, en plus de grands démocrates « autoproclamés » lesquels se font toutefois élire démocratiquement pour l'exercer… la pauvre, et s'ils n'en sont pas, c’est « dieu » (l'un des grands monothéistes, car trop de dieux embrouilleraient tout) qui le fera à se justifier des siens, les endossant en autre sur leurs peuples, dont ils profitent, prônent leurs maîtres, à se tenir en leur « bien-être ».
 

    La démocratie est bien pourrie  (bon ! ce que ses pères putatifs nous vendent pour démocratie) dans les États. Les pots sont juste des prisons de plantes. Vive donc l'anarchie ! Attention : il ne suffit pas de dire que l'on est, il faut l'être.