dimanche 8 janvier 2012

LE MARCHÉ DES CAPUCINS

Dans le marché des Capucins à Bordeaux, les petits matins quand toujours la nuit insiste surtout samedis ou lendemain de la veille de n'importe quel jour férié, à la profusion des odeurs, des couleurs, que sont propres à un marché comme il faut ; toute une frappante fantaisie, à laquelle se l'ajoutent les sons des pourparlers des marchants, d'entre lesquels sortent par ici par là appels d'attention affinés autant en baryton qu'en soprano, accompagnées des percussions de casses vides, pleines qui retombent partout.
 

    Ces jours-là, le spectacle s’incrémente avec l'entrée en scène d'un tumulte improvisé de jeunes gens, et non tant jeunes, qui crient, causent, chantent, balbutient remuant comme ils peuvent leurs langues qui deviendront en bois dans le triste se réveiller.

      L'énergie dans les fêtards les oblige se déprendre de leurs manteaux qui ôtent comme qui en épluche une orange, mutant leurs couleurs sévères pour un harmonieux désaccordé d'autres, tout un arc-en-ciel embrouillé, au temps que se déprennent des odeurs de la sueur de fête, de femelle les qu'y sont. Les filles, les femmes prolongent leurs jambes faisant monter leurs jupes, celle-ci collées de leurs culs musclés, en haut, fines tailles inquiètes « inquiétantes » d'où se forme la coupe qui soutient leurs turgescents seins, leurs délicats cous, leurs visages, tout un poème aux yeux avides en complicité de leurs joues, de leurs bouches, encore d'un étrange sourire, encore en cul de poule…

     Et, en me laissant être, comme un Faust démodé, assis dans un coin, saisi comme un possédé à une bouteille de bordeaux. Attention : l'autre main, je l'avais tenant un verre.

vendredi 6 janvier 2012

FIDEL CASTRO PAR LA GRÂCE DE L'EMPIRE

    Il y a eu de toujours, rois, empereurs ou dictateurs, tout qui est du même par tout : Amérique, Afrique, Asie, Australie, par là où ils ont tardé à arriver, aussi comme en Europe dont ce métier a été très concurrentiel et où toujours restent par-ci par-là de ces types-là, que si bien ne font que de l’empiétement de ses mains l'en font subsidiairement en forme de rente foncière.
       Ces personnages, qui prônent leurs devises, sont ce qu'ils sont par la grâce de Dieu qui en les graciant, disgrâce de sa grâce le reste de la population, qui n'en a fait que l'adorer parfois ou ne rien vouloir savoir de lui. Mauvaise habitude de ces dieux d'en foutre les humbles, et ce qui est pire, ceux-là qui ne veulent rien savoir d'eux.
     
       
    Il endommage ce que font ceux qui ont emporté ces dieux d'ailleurs ; les nôtres, les vrais, qui correspondraient aux Européens, se gracient et disgracient entre eux, et en tout cas sur des humains qui se leur rapprochent ; laissant aux autres de se soutenir en marge. 
     
    Aujourd'hui le centre du pouvoir, où se place la nouvelle féodalité, soit, les différentes mafias, celui-là qui après d'avoir dansé partout, s’est assis dans le Nouveau Monde, dès où il accorde de sa grâce tout type de satrapes par ses zones d'influence (prétendument partout) et même sans le vouloir, évidemment, il a gracié, sans le vouloir celui-ci non plus, un gros révolutionnaire, en dictateur : Fidel Castro, à qui ne l'en est resté d'autre, à cause d'éviter que le peuple Cubaine, soit devenu la prostituée des oligarques mafieux dégénérés.
      De la taille intellectuelle de Fidel Castro (il faut le lire, il a beaucoup écrit) ne devrait douter personne de qualité intellectuelle, de leur qualité, rien à avoir de cella-là de ses ennemis artificiels, qui machinent contre lui, contre la révolution Cubaine, qu'est qui importe, comme fauves de chasse dépossédées de tout principe moral le plus élémentaire, aux intérêts des ennemis de l’humanité, n'oublions pas, les nôtres, les de tout un monde qui veut vivre en dignité.
        Je ne doute pas que le sport soit bon pour la santé du corps, celui qui soutient notre tête, mais il n'a pas raison d'être si nous laissons nos têtes en friche, ce qui est de nous mettre volontiers sous la guillotine.

jeudi 5 janvier 2012

ÉCRIRE

    Comment est-ce que ces satrapes captieux qui sont depuis la nuit des temps dans le pouvoir, souterrainement ; qui, en employant subterfuges, se sont implantés, sous dogmes fondés en folles rêveries si incongrues que sans fondement et imposées comme faits réels, dont la doute était puni du bûcher, aussi qu'autres tourments (qu’aujourd’hui n’utilisent pour délicatesse) dont il faut reconnaître, ils ont développé une grande technique dans toute leur diversité ?
    Les mêmes qui aujourd'hui « exigent » du respect à leurs institutions.
    Les mêmes qui menacent (ce qui est un art à eux) de ce que l'on se dit sur leurs sacrées institutions.
    Ce tout qui n'est qu'écran, ce qu'ils veulent n'est que leurs valeurs en bourse proportionnent des gros gains ; comment ils y viennent ? À coups de qui ? Ce n'importe pas. Cela fait du mal, du mal auquel s'en tiennent les inquisiteurs, pas du mal qu'il est d'écrire.
          Écrire est un exercice dont il faut jeter tout le poison qui a macéré dans le patron de la main qui l'en façonne. Écrire est une expression instinctive, sauvage ; non seulement le rythme des mots, ni moins un dicté. Écrire, c'est faire sortir l'écho de l'intérieur ; pas tirer un pet sur un coin pour vérifier s'il est supportable ou pas.

       Comparez-vous entre un aigle en vol et une poule pondeuse encagée dans sa place, un porc d'engrais et un renard dont vous n'avez vu que la pointe de sa gueule et celle-là de sa queue, tout d'un coup d’œil, avant qu'il disparaisse faisant sortir le susurre de la brindille… voilà : écrire et écrire.

mercredi 4 janvier 2012

LE DÉDALE DÉBORDANT

    Jour le jour, il nous est plus difficile nous en sortir de l'intérieur du Dédale où se cache ou où se protège l'âme de chacun de nous, celui-là fabriqué par la conscience qui nous a imprégnés et qui nous fait si différents d'autres espèces animales.
    Cette conscience qu'en a fait ce labyrinthe-là de plus en plus compliqué, à cause d'avoir elle perdue son sens original, peut-être à raison d'avoir été depuis longtemps détournée pour les dogmes, aussi religieux, que politiques intéressés (dans les dogmes religieux, ne remarquez pas l'intérêt, il y est implicite) ces dogmes, tout dogme, nous empêchent librement être respectueux, de nous-mêmes, de l’environnement sous lequel nous vivons, celui-ci qui n'est que l'origine de nous-mêmes, et lequel nous sommes en train d’épuiser à cause de notre surpopulation, dont elle partage le gaspillage débordant d'une petite partie de ses individus, et la misère pour le reste (polluante en sa proportion, même la misère débordante, pollue, elle aussi, et parmi nous tout déborde, et déborder-ci n'est pas une redondance). Sans oublier la promotion vers l’anéantissement sur laquelle nous traînons avec nous en grande partie d'autres animaux compagnons de voyage.
 
     
    Tout cela qui a fait croître tellement la végétation qui bornée les accès à notre intérieur, faisant du Dédale un groupe serré.
     Je suis vraiment convaincu que, par nous avoir cru sages, nous sommes arrivés à faire compliquer le simple, d'où nous n’avons pas seulement perdu notre essence animale sinon en plus l'essence acquise, humaine.

mardi 3 janvier 2012

PUTAIN CONSCIENCE

    Quand je me mets à penser d'être l'heureux que sont les croyants, de ce qu'ils pensent qu'ils iront à la fin de leurs vies, à côté de dieu, chacun à celui que lui correspond, je sens des remords de n'avoir du courage de ne pas pouvoir, pour les aider à attendre tout d'un coup (sur la tête, par exemple) la gloire recherchée… ma pourrie conscience d’athée ne me permet pas faire ça.
 
        
    Dommage que nous tous, gens sans foi, ne soyons pas faits de la même étoffe qu'ils sont faits.

lundi 2 janvier 2012

AMOUR AVEUGLE

    On peut se rendre amoureux, l'un de l'autre, ou vice-verse, ou comme vous voulez, selon le plaisir de chaque. La question que je prétends, est de différencier l'amour à l'aura, pour le dire de quelques façons, de l'amour au corps.
 
     
    Si l'on s’énamoure de corps d'une personne, ce qui marchera souvent très bien pour copuler, si l'on marche ; comme on sera, aussi souvent, décevante pour faire de l'amitié, déjà qu'il ne faudra pas remarquer que la copulation, ainsi il se peut insister en la répéter, jusqu'au corps supporte ou les pilules stimulantes ne s’épuisent pas, c'est quelque chose si bref.
     

     
    Donc, si l'amour sans amitié reste en copulation, il restera évidemment si bref qu'au cas où cette attraction, une fois consommée, a servi de leurre à la connaissance, à l’amitié, on peut marcher, mais j'avise, cette relation toujours serait imprégnée d'une connotation physique, qui affaiblit potentiellement, l'affaiblissement des corps. 
 

     
    Toutefois, une relation amoureuse naît de l’attirance à une personne. Comme elle est le corps de la bien-aimée, quoique l'orthodoxie universelle de beauté ne soit pas une excellence en elle, pour l'affecté, elle sera la plus belle ; en autres, elle ne fanera jamais, en tout cas elle changera.
       L'amour est aveugle, le pauvre !

dimanche 1 janvier 2012

L'AMOUR À LA GUERRE

     L'épatant amour à la guerre, que quelques-uns le professent et à laquelle ils se tiennent, sous la seule condition qu'ils soient gagnants ; il se passe que, cette fureur, non utérine, appelons-le donc « patriotique », que y selon la circonstance que la guerre soit perdue, elle deviendra injuste, cruelle, haineuse, génocide, etc. C'est-à-dire rien de bon à aimer.
    Une guerre finie, les gagnants s'oublieront bientôt du coût humain, exception faite desquels, qu'en ayant perdu un proche, ne se sont laissés contenter avec une médaille en fer-blanc peinte à la purpurine et de vains honneurs ; l'or et les fanfares ainsi que les discours pompeux, sont réservés auxquels qui sans se battre sur le champ, ont en commandé dès les donjons chasse-peurs, les combattants.

        De la guerre il faut dire, que les vrais gagnants de n’importe quelle, même dans la même n'importe du côté qu'ils sympathisaient ceux-ci parmi ceux-là qui n'ont non plus l'honneur de combattre, ni de l'en commander, si bien, ils ne seront que spectateurs (bien que d'honneur) du faste pyrrhique de la prétendue victoire, pourtant ceux-ci, autant du côté gagnant comme de l'autre perdant, ils obtiendront des gros bénéfices. Les affaires sont les affaires et ils ne se sont faits que pour gagner.